Si seulement je pouvais hiberner

Ciné-concert Mongolie

Johanni CURTET • human beat-box, chant diphonique, guitare, vièle ikel, guimbardes, carillon
Mandakhjargal DAANSUREN • vièle morin khuur, chant diphonique
Kham MESLIEN • contrebasse

« Si seulement je pouvais hiberner » est un film de Zoljargal Purevdash (Mongolie). Il a été sélection officielle « Un certain regard » 2023 au Festival de Cannes. Un film qui parle d’adolescence, d’écologie, d’égalité des chances, de liberté. Des sujets fondamentaux par nos temps tourmentés.

Johanni Curtet passe sous les feux des projecteurs avec ses invités sur scène, Kham Meslien et Mandakhjargal Daansuren, pour interpréter la bande originale qu’il a composée. Une création musicale fascinante au carrefour des traditions mongoles, de la world music, mêlée d’accents blues, pop et beatbox de la steppe. Une musique qui colle aux personnages et à leurs rêves, qui nous emporte à travers une émouvante histoire sociale et politiquement engagée de la Mongolie contemporaine.

Synopsis du film

Doué en physique, Ulzii veut gagner un concours scientifique national pour obtenir une bourse d’études et s’en sortir. Sa mère, en difficulté et en proie à l’alcool, part chercher du travail à la campagne en plein hiver glacial, laissant Ulzii seul avec ses frères et sœurs. Pour nourrir et chauffer sa fratrie par des températures frôlant les -35 °C, Ulzii doit renoncer à réviser à temps plein et accepter des petits travaux dangereux.

Affiche "Si seulement je pouvais hiberner" - Johanny Curtet
Affiche "Si seulement je pouvais hiberner" - Johanny Curtet

Biographies

Johanni Curtet • human beat-box, chant diphonique, guitare, vièle ikel, guimbardes, carillon

Johanni Curtet est musicien, diphoneur et ethnomusicologue.
Il a appris la guitare classique auprès de Jean-Loup Gautret (école de musique de La Flèche) et Hervé Merlin (Conservatoire de Rennes) tout en se formant à la musique de chambre avec le quatuor de guitare Merienda. Suite à cela, il se tourne vers des pratiques musicales relevant de l’oralité, influençant son jeu entre l’Asie et l’Afrique.
Pendant 10 ans, Johanni se plonge dans l’apprentissage de la musicologie et de l’ethnomusicologie à l’Université Rennes 2, et se spécialise dans le khöömii (chant diphonique mongol). Depuis 2004, il est lauréat de plusieurs bourses qui lui permettent d’effectuer ses recherches en Mongolie et d’apprendre la langue et la culture mongoles. Formé d’abord par Trân Quang Hai, son apprentissage traditionnel vient du maître Tserendavaa Dashdorj dans les steppes montagneuses de l’Altaï, et d’Odsuren Baatar à l’Université d’Art et de Culture d’Oulan Bator.
Directeur artistique de l’association Routes Nomades, il organise et produit des tournées de chant diphonique mongol, et accompagne son maître Tserendavaa et son fils Tsogtgerel sur scène dans de nombreux festivals.
Son influence africaine lui vient d’un long séjour au Cameroun. En participant comme formateur et organisateur aux deux premières éditions de Voix du Sahel à Garoua, Cameroun et à N’Djamena, Tchad (programme transsaharien Azalaï initié par Culturesfrance), il partage la musique aux côtés de Camel Zekri, Yacouba Moumouni, Alpha Barry, Mounira Mitchala, mais aussi de nombreux musiciens locaux camerounais (Équipe du Sud, Douala, griots du Nord Cameroun) et tchadiens.
Ce croisement des cultures se synthétise dans les compositions de Meïkhâneh, avec qui il continue de se former en se rapprochant d’une influence majeure, celle de Thierry Robin.
Ses recherches sur le chant diphonique mongol sont accessibles à travers des écrits : notamment une thèse de doctorat intitulée La transmission du höömij, un art du timbre vocal : ethnomusicologie et histoire du chant diphonique mongol (Université Rennes 2). En 2010, à la demande de la commission nationale de la Mongolie pour l’UNESCO, il a participé à la réalisation du dossier de nomination du khöömii pour son inscription sur la liste représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité à l’UNESCO.

Mandakhjargal DAANSUREN • vièle morin khuur, chant diphonique

Il grandit dans une famille de musiciens et apprend le morin khuur (la vièle à tête de cheval, instrument emblématique de la Mongolie) dès l’âge de 9 ans auprès de son père, luthier et musicien.  Il sort diplômé de l’Université de la Culture (Soyol) en tant que joueur et professeur de morin khuur, étudie également les techniques du chant diphonique (khöömii), ainsi que la flûte tsuur et la guimbarde. Il s’installe en France à la fin des années 2000 pour promouvoir la musique traditionnelle mongole en Europe. Il participe à de nombreux projets artistiques et ensembles de musiques du monde, comme Argusan, Duo Gobi Rhapsodie, Uvidas ou encore aux côtés de Mathias Duplessy (Les Violons du monde). Reconnu pour sa maîtrise du morin khuur et du chant diphonique, il anime régulièrement des masterclasses et des ateliers pédagogiques, notamment auprès de l’Institut International des Musiques du Monde (IIMM). 

 

Kham MESLIEN • contrebasse

Bassiste du groupe Lo’Jo jusqu’en 2016, Kham Meslien s’est produit sur l’ensemble des continents, des grandes scènes des mégalopoles aux déserts australiens ou américains. Il joue également dans le trio Sweet Back, et a collaboré, sur scène ou en studio, avec de nombreux musiciens internationaux : Robert Plant, Archie Shepp, Robert Wyatt…

Les évènements

Aucun événement à venir.

Si seulement je pouvais hiberner

Ciné-concert - Mongolie

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Coproduction : créé le 3 avril 2026 au Kastell d’Ô, Uzel.

Production : Routes Nomades. Création lumière: Florian Staub.

Son : Titouan Gautier.

Accueil en résidence : Le Grand Atelier, Uzel (22)

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