Auteur/autrice : Claire

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    Percussions sans Frontières – Ensemble de percussions du monde

    Après le succès de l’ensemble vocal Mezzem, dirigé par Sylvia Auclair, Le CHANTIER – Centre de création des musiques du monde – poursuit son aventure des pratiques collectives avec un nouvel ensemble consacré aux rythmes et aux percussions du monde. Ouvert à toutes et tous, débutants comme percussionnistes confirmés, l’Ensemble Percussions sans Frontières réunira une vingtaine de participants autour du multi-percussionniste et chef d’orchestre Nicola Marinoni.
    L’objectif ? Jouer ensemble, explorer les rythmes du monde et faire naître un véritable son de groupe, dans un esprit de découverte, de partage et de convivialité.

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    Si seulement je pouvais hiberner -Ciné-concert – Mongolie- Johanni Curtet

    « Si seulement je pouvais hiberner » est un film de Zoljargal Purevdash (Mongolie). Il a été sélection officielle « Un certain regard » 2023 au Festival de Cannes. Un film qui parle d’adolescence, d’écologie, d’égalité des chances, de liberté. Des sujets fondamentaux par nos temps tourmentés.

    Johanni Curtet passe sous les feux des projecteurs avec ses invités sur scène, Kham Meslien et Mandakhjargal Daansuren, pour interpréter la bande originale qu’il a composée. Une création musicale fascinante au carrefour des traditions mongoles, de la world music, mêlée d’accents blues, pop et beatbox de la steppe. Une musique qui colle aux personnages et à leurs rêves, qui nous emporte à travers une émouvante histoire sociale et politiquement engagée de la Mongolie contemporaine.

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    Julie Lobato – Patrimoine oral et création

    Julie Lobato est musicienne et pédagogue. À travers ses projets, elle mène un travail de recherche et de transmission fondé sur l’immersion culturelle. Elle explore les répertoires traditionnels in situ : apprentissage des langues, enquêtes orales, collecte de chansons, observation des modes de vie. Elle a étudié les musiques d’Anatolie, de Grèce, d’Andalousie et du Portugal, où elle engage une approche ethnographique intuitive : entretiens, analyse du rapport au chant dans la vie quotidienne, exploration des archives. En 2022, elle cofonde rundinelle, un duo nourri de ces recherches. En 2023, elle se rend dans le Tras-Os-Montes sur les traces de Michel Giacometti, pionnier de l’ethnomusicologie portugaise. Sa démarche pédagogique repose sur la relation humaine et la transmission vivante, croisant enquêtes de terrain et pratiques musicales.

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    Ahamada Smis – Trio Origines – Comores

    Origines est un concert pédagogique à destination du jeune public. Au cours de cette rencontre, les musiciens présentent les musiques et instruments traditionnels de l’archipel des Comores et interprète des chants en swahili. Origines fut le titre du deuxième album de l’auteur enregistré en itinérance à travers des résidences de créations dans l’océan Indien : Grande comores, Anjouan, Mayotte, la Réunion et Zanzibar. Le trio jouera des extraits de cet album avec pour véhicule les différents rythmes de l’Océan Indien mais il interprètera aussi des chansons issues de la discographie d’Ahamada Smis entre slam, rap et musiques du monde.

  • Kóskina trio – Julie Lobato « Le Son du cribble » – Musiques des sillons d’Anatolie

    Le trio Kóskina travaille une matière venue des sillons de l’Anatolie. Airs longs de Turquie, danses d’Anatolie, lamentations kurdes, chants ottomans, sirventés occitans dans la tradition des troubadours. Dans cette création, Julie Lobato explore un répertoire glané dans ses voyages. Depuis longtemps, le tamis est pour elle source d’inspiration. Cet instrument secoué par les mains des paysannes ou les orpailleurs, semant dans l’air un son de caresse évoquant le roulement des vagues, le vent dans les feuilles, et accompagnant des voix de travailleurs. Un objet qui lui est apparu sous la forme d’une percussion, le bendir, ou alloun (le tamis en tamazight). Puisque, autrefois, le maillage du crible vieillissant, on le remplaçait par la peau d’un chevreau. Ces cribles dans lesquels les Koskinomantis lisaient l’avenir, nous rappelant qu’il est important pour le Devin comme pour l’Artiste de savoir regarder entre les choses, à travers ces fins sillages.

  • Sâbir Quintet – « Nomade sur le bleu » – Musique orientale méditerranéenne / Jazz

    Autour du multi-instrumentiste, Raphaël Benyoucef, le Sâbir Quintet puise son inspiration dans les héritages multiséculaires orientaux de la Méditerranée avec les timbres uniques de l’oud, du tombak, du quanun ; avec la micro-tonalité et l’univers rythmique propre à la tradition du maqâm et de la musique persane. Cette formation se nourrit aussi de l’énergie du jazz, de la transe, de la musique répétitive. Porté par des musiciens talentueux, ce répertoire, avec ses univers singuliers évoquant Les Mille et une nuits, se conçoit comme un collier de petites histoires s’imbriquant dans une histoire plus grande, celle de la quête de soi, d’un ailleurs indéfini, d’un territoire libre où le cœur est le seul passeport.

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    Mēhmān – Concert dessiné – Des Balkans à l’Afghanistan en passant par l’Asie centrale

    Dans de nombreuses langues des routes de la soie, « Mēhmān » c’est l’hôte, celui à qui l’on doit ouvrir sa porte. Des Balkans à l’Afghanistan en passant par l’Asie centrale, cette création entend mettre en dialogue musiques traditionnelles réinventées, paysages sonores et voix enregistrées, dessins en direct. Il y sera question d’itinéraires, d’hospitalité, de rencontres. Mēhmān questionnant la manière dont chacun s’ouvre ou se ferme à cette mise en présence de l’Autre. De fait, tout au long de ce « voyage », Emmanuelle Troy et Michaël Amouroux feront résonner avec leurs chants plus de 15 instruments rares (cordes, vents et percussions) et autant d’univers vocaux et de langues, collectées au fil du chemin : ouïghour, albanais, kurde, ukrainien, rromani, kirghiz ou persan. A cette richesse sonore répondront, en temps réel, aquarelles, pastels, encres et animations.

  • Duò Lavoà Lapò – Vocalites occitanes – Manu Theron / Damien Toumi

    Avec ce duo, Damien Toumi et Mànu Théron, s’élancent avec passion dans le monde de la vocalité occitane pour la célébrer et la vivifier. Reprenant des standards oubliés ou connus, ils produisent des inventions drolatiques et puissantes, mêlant jeux vocaux et rythmiques, polyphonies enfiévrées. En revisitant le répertoire occitan, ils recomposent l’imaginaire des cultures périphérisées, l’immergent dans la contemporanéité et en extraient le principe et l’élixir. Leurs unissons charnels et précis explorent les mélodies traditionnelles pour en extraire les sucs et les restituer dans leur saveur et leur étrangeté ; la polyrythmie empruntant aux passions méditerranéennes et infusant des harmonies gorgées d’une puissante chaleur. La complémentarité de deux timbres étant exaltée par le bouillonnement enivrant d’un chant-contrechant maîtrisé jusqu’à la prouesse.

  • Cántalo – Salsa Jazz Quintet

    Invite à danser, à écouter, à l’improvisation et à l’émotion. Ce sont ces qualités qui sont réunies dans la musique du Salsa Jazz Quintet : une musique libre et virtuose comme le jazz, mais aussi faite pour faire danser le public. La voix de la chanteuse Maura Isabel Garcia Bravo, les percussions de Yoandy San Martin, tous deux cubains, rejoignent le trio de Simon Bolzinger (piano), Willy Quiko (contrebasse) et Luca Scalambrino (batterie).

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    Rosela Libertad – Paisajes interiores (Argentine)

    « Paisajes interiores » : quand la passion d’une voix fait écho à la pulsation d’une guitare. Soit le récit d’une terre et de son âme, servi par les six cordes vibrantes de Luca Falomi, talentueux guitariste génois. À travers une histoire partagée, un même désir de raconter le voyage intime de leurs vies. Entrer dans la musique de ce duo, c’est parcourir l’Argentine et la Méditerranée.

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    Souvnans – Chants sacrés Afro-Caribeens

    Souvnans est né de la rencontre d’un quartet de musiciens traditionnels issu de la Compagnie Rara Woulib (chants sacrés afro-caribéens, percussions, conques, vaksins) et d’un quartet de jazz. Entre concert et cérémonie, Souvnans entraîne le public sur le fil d’un voyage passant par Port-au-Prince en Haïti, Santiago de Cuba et la Nouvelle-Orléans.

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    Tant que li siam – Cançons Traversièras

    Audrey Peinado et Marie-Madeleine Martinet sont chanteuses de Tant que li siam (traduire : Tant que nous y sommes), un quatuor qui défend un répertoire original de poèmes collectés autour du Ventoux et en Provence selon une formule associant recherche vocale, percussions corporelles et méditerranéenne (bendhir, tamurello, daf, zarb, sagattes).
    « Cançons traversièras » évoque celles et ceux, libres ou rebelles, qui ont suivi des chemins de traverse, depuis les flancs du Ventoux jusqu’au delta de Camargue, en passant par les rives avignonnaises du Rhône.

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    Claire Luzi – Chansons et musiques populaires du Brésil

    Claire Luzi frotte ses plumes aux volutes brésiliennes du brillant compositeur Cristiano Nascimento et de sa guitare à 7 cordes. Sa voix, sa mandoline, ses mots, comme des oiseaux, vous emportent dans ces mélodies aériennes issues du choro de Rio de Janeiro, puis finalement tout le corps, aux rythmes envoûtants des sambas, tropicaux forros et matchiches coquins (danses afro-brésiliennes développées par les esclaves originaires du Mozambique). Le choro, cœur de son répertoire, est né vers la fin du XIXème siècle du métissage des musiques romantiques européennes avec les syncopes venues d’Afrique. Première musique vraiment brésilienne, elle donna naissance à toutes les autres, dont la samba et la bossa nova, tout en restant elle-même vive, vibrante, vivier de compositeurs et de fascinants interprètes.

  • Ukulele Paradise – Les Miss’ U

    Introduit à Hawaï sous le nom de braguinha par des immigrants portugais de l’île de Madère arrivés pour y cultiver la canne à sucre, l’ukulélé est devenu la composante indispensable de l’orchestre hawaïen, et fut par la suite adopté par nombre de courants musicaux, de la chanson populaire au jazz.

    Les Miss’ U est un ensemble né par amour de l’ukulélé : Isabelle Temple alias « Crystal Miss’ U », ukéléliste et bassiste rock’n’roll bercée par les chants tahitiens de son enfance ; Véronique Fis « Blue Miss’ U », artiste peintre à l’eau blue lagoon ; Cécile Lasfargues « Aston Miss’ U », multi-instrumentiste soul-jazz et œnologue, chantent en choeur leur vision de la joie de vivre. Soit un répertoire des îles des mers du Sud accompagné d’une poignée de classiques early rock’n’roll, formidables tubes « oldies but goodies » et mémoire collective de la musique populaire. Pour cette résidence, les Miss’ U seront rejointes par Gérard Védèche, as de la lap-steel (guitare que l’on pose sur les cuisses) outre dobro et ukulélé, ainsi que d’un percussionniste invité.

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    Kady Coulibaly et Lucas Rizzotti – Diva Electro Kora

    Kady Coulibaly appartient à une famille de griots du Burkina Faso, « le pays des personnes intègres », situé dans une zone soudano-sahélienne. Elle chante en dioula, sa langue maternelle, joue aussi des percussions dunduns. Lucas Rizzotti pratique la kora, son instrument fétiche, qu’il pare à l’envie de sons et boucles électro. Leur duo, AôN (« nous » en dioula), s’appuie sur des compositions acoustiques pour chanter les maux de notre monde, les défis environnementaux, l’éducation dans les pays pauvres, les migrations causées par la pauvreté ou la sécheresse… servis par des mélodies qui puisent inspiration dans les apports mêlés de la tradition et de la modernité.

  • Jarava Sextet – Chants des Balkans

    Au croisement de la tradition et de la création, le groupe Jarava a su piéger dans les vents du sirocco et du Levant les rythmes impairs, les polyphonies et les mélodies d’un élan musical soulevé dans les Balkans. Voix grecque et voix bulgare nous font voyager au pays d’Orphée où vivent des peuples aux influences multiples allant de l’Orient à l’Occident. Libre, neuve et surprenante, leur musique se colore des registres vocaux des rives égéennes à celles de la mer Noire accompagnés par des instrumentistes (guitares, bouzouki, percussions, accordéon, violon, oud) qui dialoguent avec brio et fantaisie. Autant de chants bulgares, grecs, macédoniens et tziganes pour veiller autour de nos cultures et de nos différences.

  • Mulattera – Polyphonies paysannes (Italie)

    « L’Italie est une terre aux mille voix, certaines sévères et douloureuses, d’autres extrêmement archaïques : aucune ne correspond à notre idée de la « bella arte » de la chanson.
    La « mulattera » ? Ce chemin de terre et pierres que sillonnaient inlassablement des bêtes de somme chargées de récoltes guidées par les paysans qui colportaient des histoires et des chansons. Dans cette création, la Compagnie Terracanto part sur les traces de l’historien collecteur Alan Lomax et de l’ethnomusicologue Diego Carpitella lesquels, munis d’un énorme magnétophone chargé sur un fourgon, arpentent en 1953-1954 la péninsule italienne afin d’y capturer les chants de tradition orale du monde rural. Fruit d’un long travail de recherche en archives, cette nouvelle création de Terracanto propose un bouquet de titres revisités avec des arrangements et compositions originales, mettant ainsi à l’honneur ces voix du monde paysan que l’Italie de l’époque voulait oublier.

  • Miquèu Montanaro – Mar, Simfonia Maritima

    « Dans le silence de la mer il y a comme un balancement maudit qui nous met le coeur à l’heure » chantait Léo Ferré. La mer où se tricotent cultures et mythologies. La mer cimetière ou liberté. La mer nostalgie d’une terre ou espoir d’un rivage prometteur. Filant la métaphore de cette énigme majuscule, Miquèu Montanaro, dans le sillage de 45 ans d’aventures musicales, relie en autant d’escales ses successifs champs d’expérimentation. Dans cette création se sédimentent sons naturels, poèmes à plusieurs voix et langues, quintette à cordes, traitements électro des instruments en live, improvisations au galoubet-tambourin, projections d’images maritimes, etc. Ce pari multimédia devant au magique Logelloop (looping modulaire, sorte de studio de scène) redevable à l’ingénieur Christophe Baratay et au musicien Philippe Olivier.

  • Trio Beijing – Chinese Art Music + Ambient Bass

    En Chine, musique et poésie sont intimement liées. Yang Lining, sommité de la mythique cithare Guqin (Diapason d’Or 1999), associée au philosophe Confucius, et Li Yan, virtuose de la vièle erhu, revisitent un répertoire de classiques de la musique chinoise, agrémentées d’épices électro et de compositions fidèles à l’esprit des musiques ambient (Brian Eno, Sylvain Chauveau…) chères au bassiste Laurent Pernice. Une création au cœur d’une séculaire équation poétique, entre musique, jeu de go, calligraphie et peinture.

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    Sylvia Auclair & Aurélie Sureau – Une Fenêtre sur le Brésil

    Les musiciennes Sylvia Auclair et Aurélie Sureau se sont connues comme ça, par passion pour les percussions du Brésil. Une passion qui ne peut pas s’éteindre, car ce pays, si vaste, recèle tant de mystère, et sa musique tant de magie, qu’une seule vie ne suffit pas pour en dessiner les contours ou en saisir l’essence. On ne sait pas vraiment par quel bout l’attraper, cette « musique brésilienne », elle est infinie, par ses origines, son histoire, ses métissages, ses pérégrinations. Alors on ne l’attrape pas. On la touche du bout des doigts et de la voix, on la laisse se glisser dans nos oreilles, faire danser nos pieds et nous remplir de beauté et de joie. Aussi tristes soient les paroles chantées, aussi grande soit la saudade, la samba viendra nous faire sourire, jusqu’à exulter.
    Dans ce nouveau spectacle, nous voulons ouvrir une fenêtre sur le Brésil à travers sa musique. Nous voulons aussi dire aux enfants combien une passion peut nourrir une vie entière et provoquer autant de rencontres que de bonheur.

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    Les Dames de la Joliette – Les rencontres chantantes

    Ces cinq chanteuses de la Joliette ont décidé de rendre hommage à la poésie féminine et aux chants de travail des femmes. Elles sont issues des musiques traditionnelles, polyphoniques : provençales, grecques, italiennes mais aussi urbaines. Elles sont chanteuses et musiciennes et ont demandé au compositeur Gil Aniorte Paz de venir les rejoindre dans cette aventure en tant que directeur artistique, pour mettre en musique des textes de poétesses du monde : Beatriz de Dia et Louisa Paulin (poétesses de langue occitane) Gabriela Mistral (Chili) Louise Labé (France) Noémie de Souza (Mozambique), Kiki Demoula (Grèce), Alda Merini (Italie), Alfonsina Strorni (Argentine). L’idée est venue d’introduire ces poésies par les rythmes des chants de travail des femmes de la méditerranée et du monde, chaque rythme nous raconte des histoires universelles !

  • Serr / Sere (Trobar, Òc – Tarab, Egypte)

    En arabe, le tarab est l’émotion intense que peut générer l’écoute d’un poème ou d’une musique. Une des étymologies possibles du mot troubadour dont l’origine est discutée. La grande poésie et les mélodies des troubadours étant une recherche secrète face à l’amour, qui s’évertue à dire par le biais du chant ce qui ne peut être dit. Cela s’appellera le Trobar. Née d’un répertoire de cansos et de ghazals, cette création est la fusion de ces deux sources poétiques avec leurs approches modales et leurs cycles rythmiques. Si en occitan Sere est la sérénité de la clarté matinale, en arabe, Serr signifie secret. Ainsi se fonde en un clair-obscur de mots d’ombre et de lumière, une matière poétique énigmatique et séductrice, comme un écho aux chants des troubadours d’Occident et d’Orient.

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    Nanouk l’Esquimau – Ciné-concert

    « Six ans durant, j’étais l’un d’eux. J’ai partagé avec eux les dangers de la recherche quotidienne de nourriture. Aucun peuple au monde n’est plus démuni qu’eux. Quiconque ne survivrait dans ces contrées, et pourtant, ce furent les gens les plus joyeux que j’ai jamais rencontrés. Ma seule raison de faire ce film était ma profonde admiration pour ce peuple. »

  • Alwan (Egypte) – Chansons libertines et chants nobles

    « Alwan » (couleurs) ou du chant savant à la chanson libertine. Cette création revisite le répertoire égyptien enregistré sur 78 tours durant la période qui s’étend entre 1918 et 1930. En effet, après la Première guerre mondiale on assiste dans la production phonographique à une prolifération du chant de variété et particulièrement de la chanson libertine. Paradoxalement, ce sont trois disciples de l’université Al Alzar, portant le titre de cheikhs, qui sont responsables de la plupart de ces chansons. Il s’agit du parolier Cheikh Younis al-Qadi, du compositeur Cheikh Zakaryyia Ahmed et du chanteur Abd Al-Latif al-Bana.

  • Mburu – Paamath & Jean-Paul Raffit [Blues et chants du monde]

    Paamath au chant et Jean-Paul Raffit à la guitare électrique proposent un univers proche du blues dans lequel l’on perçoit l’écho de la mélopée africaine, les accents de la griotique, le diaphane d’un blues sahélien. Deux artistes qui tressent leurs valeurs et leurs inspirations autour du « buru ». Un dialecte imaginaire nourri de racines africaines et de patrimoine culturel immatériel pyrénéen. Un véhicule troubadour subtil et sensible pour apprivoiser les inquiétudes du monde.

  • Saraï – Histoires d’amours occitanes – Balèti

    À l’origine, cette création s’inspire d’un corpus de textes du XVe au XXIe siècle, à partir du riche fonds documentaire du CIRDOC. Des textes qui traitent exclusivement des relations amoureuses, sous toutes leurs formes, profondes, espiègles ou décalées. Ceux de Louisa Paulin résonnant avec ceux, contemporains, d’Aurélia Lassaque. Marcella Delpastre, L’albanalenca, Bénédicte Bonnet ou certaines trobairitz se retrouvant dans un même tour de chant intemporel. À présent, notre trio a décidé de poursuivre dans la même aire d’inspiration en s’ouvrant sur le balèti.

    « Dame Carenze au beau corps avenant/ Donnez conseil aux deux soeurs que nous sommes/, Car vous savez quel est le meilleur choix/ Conseillez-moi selon votre savoir/ Dois-je prendre un mari, à votre sens/ Ou rester vierge et c’est ce qui m’agrée/ Car faire des enfants ne me plaît guère/ Mais être sans mari m’est trop amer »…

  • Cornemuses alchimiques – Babeloni Quartet

    La cornemuse, un monde sonore, un monde de folie, un univers multiforme aux variantes énigmatiques. Instrument des bergers, des rois, des anges, des sirènes, des fous, des monstres, des diables, des bouffons ; des singes, des lapins, des ours, des chèvres ; des scènes pastorales et des représentations religieuses. Un instrument joué dans les cours, les banquets, les noces, les fêtes traditionnelles religieuses ou païennes.

  • La Soustrak fait son Jaze – Orchestre d’hommes-orchestres (Vrod / Aurier / Lemêtre)

    Trio emblématique du Trad’ français, « La Soustraction des fleurs » fête ses 20 ans. Issu des musiques du Massif-central, le ramage du trio est celui de l’exploration, de la composition, de l’improvisation. Jean-François Vrod, collecteur-musicien des traditions orales, est attentif aux enjeux de l’art contemporain. Frédéric Aurier, violoniste, membre du prestigieux Quatuor Bela, joue aussi bien Ligeti et Bartok que les bourrées de son pays auvergnat. Acteur du légendaire trio « Le Cercle » (Jean Pierre Drouet, Willy Coquillat, Gaston Sylvestre), Sylvain Lemêtre s’autorise toutes les aventures, de l’ensemble Cairn au guitariste Marc Ducret, de ses duos avec Denis Chouillet (piano) ou Benjamin Flament (percussions) à ses propres solos (Sonore Boréale). 20 ans après, notre trio fait muter son instrumentarium d’origine. S’il n’a pas hésité à parer ses instruments de diverses préparations en vue d’obtenir une palette timbrale aussi riche que possible, le trio souhaite aujourd’hui poursuivre l’extension de son univers sonore.

  • « NU » – Julie Azoulay (Paysages et poèmes asiatiques)

    NU savoure les mots aussi bien que le melon d’eau, se ressource à une cascade, galope à cheval, s’enfonce dans les montagnes vertes… La nature, ou plutôt le monde non-humain, est au devant de la scène, décrit dans sa pure et brute évidence. Dans une musique crossover et transculturelle, Julie Azoulay décline des poèmes asiatiques en un lyrisme du paradis. Une suite au premier volet d’un « oratorio pour le vivant »* avec Jérémie Schacre à la guitare électrique et Thomas Bourgeois à la batterie. Le style est hypnotique, avec un jazz modal atmosphérique et des réminiscences de musiques traditionnelles.

  • Roses des vents – Duo NAWAL / Catherine BRASLAVSKY – Entre traditions et soul soufi (Afrique/Europe)

    Deux chanteuses issues d’univers différents croisent leurs talents, leurs philosophies, leurs voix et leurs imaginations. D’un côté « une diva pop et mystique » : une grande dame à l’élégance raffinée, qui fait du métissage son maître mot. De la musique soufie aux polyphonies bantoues, tout en s’ouvrant au monde, notre Comorienne déploie une musique résolument acoustique, reflet de son identité métisse. De l’autre, une chanteuse issue du chant grégorien qui a croisé les musiques sacrées des traditions juives, musulmanes, hindoues, africaines, et le patrimoine légué par l’Antiquité pour laquelle la musique est un pèlerinage, « un voyage dans le temps et l’espace autant qu’un voyage vers les autres ». C’est ainsi qu’elles nous proposent un chant original où les voix se font écho, en un jeu de miroirs où tout peut s’enrichir à l’infini. Ce faisant, elles interrogent notre monde d’aujourd’hui en célébrant le partage, la tolérance, la liberté, l’équilibre du masculin et du féminin, la nature.

  • Les Dames de la Joliette – « Tamborradas de amor » – Tambours, chants de révolte et d’amour

    Dans cette création autour de la polyphonie et des percussions (alfaia, tambour carré, bendir, pandeiro, caixa, etc.), il est question de mettre en musique et en voix dix textes écrits par les Dames de la Joliette sur la thématique des chants de révolte et d’amour, inspirés de personnages : de Louise Michel aux « Trece Rosas » ce groupe de treize jeunes filles, fusillées le 5 août 1939 par le régime franquiste à Madrid.

    De la poésie, des joutes vocales, des improvisations, du groove : dans la lignée de leurs illustres ainées, Fortia, La Vento, la Mûre, Cauvet, Beausset, Roquevaire, les vaillantes défenseuses du bastion des Dames à Marseille en 1524, les Dames de la Joliette évoquent une histoire universelle des femmes d’hier et d’aujourd’hui, amoureuses, combattantes et libres.

  • Au Seuil – Concert-rituel pour chanter la mort – Performance musicale

    Création rituelle conçue comme une variation autour des adieux aux morts. « Au Seuil », est une cérémonie imaginaire à deux voix, une contrebasse et des objets. Une danse aux multiples visages qui se déploie selon une scénographie plastique. Les sons et chants, récits et gestes saisissent l’espace, s’y font plainte, hommage, rire, cri libérateur, muant la tristesse en chant infini. Issues de la musique contemporaine et de la musique improvisée, cette performance est fondée sur une recherche sonore contemporaine, polyphonies de textures et de matières, techniques para-instrumentales, multiples modes de jeu vocaux. Influencée par des recherches ethnomusicologiques et anthropologiques, cette création est fortement inspirée de musiques traditionnelles liées aux rites funéraires. « Tant murées dans le silence, les sociétés dites civilisées ont oublié la civilité du mourir. »

  • Sanacore « Passioni, amore e fantasia » – Quatuor vocal féminin A cappella (Italie)

    Tisser des mémoires de mots, de sons, de souffle transmis par les vertus de la tradition orale ; mais encore ? Sanacore (« qui soigne les cœurs », en dialecte napolitain), quatre chanteuses ayant l’ambition de proposer une interprétation originale de chants populaires italiens arrangés et de créations contemporaines. C’est, entre fêtes mariales et processions des semaines saintes, écoute des trésors enregistrés par l’Instituto Ernesto de Martino (dépositaire de décennies de recherches ethnomusicologiques) et séminaires avec la grande Giovanna Marini, qu’elles ont cadastré leur contemporanéité. Pour cette création, elles ont choisi de faire corps particulièrement avec la voix des femmes. La voix qui célèbre, aime, revendique, se bat, endort, fête, prend position. Elles se réapproprient des chants qui célèbrent la passion sous toute ses formes sans oublier de les saupoudrer de fantaisie.

  • New folk sicilian project

    Le folklore sicilien est l’un des plus fourni d’Italie. Ses diverses formes ont des origines archaïques, notamment dans la musique vocale, monodique ou polyphonique. Le New Folk Sicilian Project s’approprie ces traditions pour les restituer dans une nouvelle mouture vivante et contemporaine. L’étude des chants et mélodies populaires siciliennes a fait l’objet d’une recherche dans les recueils de chants datant du XIX siècle établis par les ethnologues siciliens Giuseppe Pitré et Leonardo Vigo, ainsi que dans les enregistrements des ethnomusicologues des années 50, dont ceux d’Alan Lomax, de Diego Carpitella ou de la Faculté d’Ethnomusicologie de Palerme. Après « l’assimilation » du matériau sonore à travers la déconstruction des formes musicales traditionnelles, cette création réalise une « synthèse » entre construction d’une nouvelle forme musicale et formes authentiques de la tradition populaire.

  • Éléonore Fourniau Ensemble (Turquie, Iran, Irak, Syrie)

    La musique du peuple kurde est pratiquée sur quatre Etats (Turquie, Iran, Irak, Syrie). En dépit des persécutions qu’il subit, la diaspora de ce peuple a su préserver sa musique si spécifique, riche de ses variétés régionales. Héritière de trois types de « troubadours » : les conteurs, les ménestrels, les bardes, cette musique épouse toute la gamme des sentiments. Qu’ils soient épiques (accompagnée de percussions tels le bendir, la darbuka), passionnels (soutenue par l’oud, le saz, le duduk), festifs (au son du couple dohol/zurna) ou religieux. L’ensemble Eléonore Fourniau propose une lecture de cette tradition en y apportant des sonorités neuves par l’introduction d’instruments tels que la vielle à roue, la flûte bansurie, le rebab afghan etc.

  • Claude Martì « 50 ans de chanson occitane »

    Claude Martí n’est pas seulement un écrivain, un chroniqueur, un chanteur, un pédagogue (il fut un formidable instituteur). Il est pour les cultures de l’espace occitan, un témoin tutélaire, une sorte de phare. Reconnu à l’orée des années 70 comme « la voix » musicale d’une conscience identitaire sudiste, viticole ou pas, il trouva les mots pour que tout un peuple, nié par une mondialisation financière naissante, se reconnaisse en lui. Ce statut de vigie, ouvert sur le monde, ne lui a jamais été disputé. « Que ses mots, lancés à la volée, continuent à ensemencer la glèbe de nos consciences, le terreau de nos insatisfactions » a dit à son propos Claude Nougaro. Dans la continuité de sa précédente venue au Chantier, nous poursuivons le dialogue avec la figure majeure du chant occitan en lui permettant d’enregistrer un album de ses titres les plus emblématiques, paré de nouvelles couleurs sonores, selon un esprit minimaliste et essentiel. Après toutes les explorations musicales qu’il a assumées depuis ses débuts en 70, retour à l’origine donc, avec ses complices, « pointures » du jazz ! Ambition : enregistrer un album dans l’esprit du « Bob Dylan 58 » qui fasse ressortir la qualité des textes du chanteur symbole de l’Occitanie et sa force mythologique.

  • Quartetto Lampi e Tron – Musiques de danses traditionnelles des Apennins des « 4 provinces » en Italie

    La région des Apennins italiens, appelée « delle 4 provincie », rencontre des vallées de Gênes, Alessandria, Pavie, Piacenza, se distingue tout au long de l’année par une activité festive et un remarquable répertoire de chansons et, surtout, de danses nées avant l’affirmation de la danse de salon, en l’occurrence gigas, alessandrinas, monferrinas, pianas, et autres povera donna, toutes accompagnées de connotations rituelles et de détails symboliques. Natif de Cegni, le pays de Giacomo et Ernesto Sala (joueurs de piffero les plus importants du siècle dernier), la vie a voulu que Stefano Valla soit l’héritier vigilant d’une tradition collective et aussi son rénovateur, devenant au fil des années « la » référence pour de nouvelles générations de musiciens se lançant dans cet art très exigeant, les « ambianceurs » jouant des heures durant, assis sur deux chaises juchées sur une table. C’est que le piffero ne va pas sans l’accordéon piano (fisarmonica) dans un tricotage subtil de notes, d’effets, de relances, d’improvisations. Pour cette création, « Lampi e Tron », traduire « éclair et tonnerre » (formule ancienne pour qualifier le piffero et la fisarmonica), Stefano Valla s’est entouré de Nicolo’ Mandirola (17 ans), la plus belle révélation de l’accordéon sur ce registre, le chanteur Alessandro Losini et un très vieux complice qu’on ne présente plus, Laurent Audemard, le fondateur du mythique « Une Anche passe » dont les créations inspirées par les hautbois de la Méditerranée (sur le label Buda) reste une référence inégalée.

  • Sylvia Micaelli et Trio Fiamma – Polyphonies corses profanes et sacrées

    Sylvia Micaelli est la fille de Jacky Micaelli, figure emblématique de la chanson corse, disparue en 2017. Elle a naturellement grandi dans un milieu mariant écriture, peinture, dessin et chant. Participant aux chants sacrés et profanes animés par Jean-Etienne Langianni et sa mère, cette infirmière initiera aussi à Marseille, ses « patients » (dont des prisonniers des Baumettes) au chant polyphonique insulaire. Retrouvant la Corse elle sera de diverses aventures (albums : « Stella Matutina » (chants dédiés à la Vierge), Corsi’tania » (chants polyphoniques corses et occitans) avant d’animer « L’Arcu Di Sperenza » dont l’activité principale est la transmission du chant polyphonique corse sacré et profane. Fiamma (la flamme) ou une manière de dire : « Ce n’est pas tant le chant qui est sacré, c’est le lien qu’il créé entre les êtres »

  • Contrapunto – Rencontre du jazz, du flamenco & des rythmes du Moyen-Orient

    « Contrapunto » part à la recherche du duende, du feu sacré commun à nos cultures jazz et flamenca. C’est une ode à nos fulgurances et notre capacité d’envoûtement. Suivant les cycles de l’inspiration, traversant les états de stimulation, de conceptualisation, de lutte, de libération, d’achèvement et de célébration, la création « Contrapunto » part à la recherche de ces états extatiques communs à toutes les liturgies musicales. Dans la douceur et la légèreté, ou portant toute la lourdeur et l’intensité de la souffrance qui les a engendrés, l’expression jazz et flamenca se répondent, s’entendent, se provoquent et s’apprivoisent pour mieux s’ouvrir au monde.

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    Joulik – Trio Voyageur

    Joulik, trio vocal et instrumental, vogue entre chants traditionnels revisités et musiques créatives du monde. La voix emprunte des langues d’ici et d’ailleurs, se mêle aux couleurs de la guitare, de l’oud, du violoncelle, de la mandole, de l’accordéon. Des percussions nous embarquent dans des ambiances métissées et endiablées. Alliant virtuosité, fougue et sensualité, il émane de leur répertoire des paysages lointains. Rives méditerranéennes ou brésiliennes, contrées balkaniques ou plaines d’Afrique : notre trio voyageur emportera cette fois dans son échappée belle 100 complices, enfants de la Provence verte.

  • Le Grand Ensemble Filos (Grèce, Turquie, Kurdistan)

    Depuis plusieurs années le quartet Maïka a pour horizon le très riche univers des musiques de Grèce. Des îles du sud aux montagnes de Thrace du nord, il composait et réarrangeait des airs traditionnels d’un pays au carrefour de multiples civilisations. La sensibilité du chant lead et polyphonique, le subtil timbre des percussions persanes et orientales, la folie du violon et la transe du mondole algérien, du laouto crétois et du saz turc, flirtant sans cesse avec les codes des musiques orientales et plus occidentales, et faisant naviguer l’auditeur sur de nombreux rivages, de la Mer Ionienne à la Mer Noire, en passant par la Mer Égée.

    Aujourd’hui, le groupe entend prendre une nouvelle dimension élargissant son répertoire aux traditions musicales turques et kurdes, avec la volonté de rapprocher des peuples que l’histoire n’a cessé d’opposer. Pour honorer ce rapprochement culturel, le groupe se constitue en grand ensemble de musiques gréco-turques composé de 7 musiciens/chanteurs spécialisés dans les musiques méditerranéennes, orientales et des Balkans.

    Le répertoire envisagé mêle, outre des chansons et des compositions d’essence patrimoniale inspirées de différentes régions et cultures de Grèce (Thrace, Kalymnos, Pontos, Lesbos, Péloponèse), des compositions faisant explicitement aux musiques turques et kurdes.

  • Cristiano Nascimento / Wim Welker (Guitares / Bresil / Jazz)

    Issus d’univers musicaux distincts, complices depuis plus une décennie, Cristiano Nascimento et Wim Welker ont eu le désir d’une création dédié à leur instrument de prédilection, la guitare… ou plutôt les guitares. Car si l’instrument accompagne à merveille des formations musicales aux sonorités variées en étant même parfois sa colonne vertébrale rythmique et harmonique, il est aussi un instrument complet en soi, « un orchestre à lui seul », une terra incognita à explorer encore et toujours.

    Ainsi, fouillant les codes des musiques populaires brésiliennes (choro, la samba, forro, etc.), à travers des compositions et arrangements insolites, ils y apportent leurs sensibilités et sonorités respectives, constellées d’improvisations aux influences multiples.

    En effet, si les musiques populaires du Brésil ont comme particularité une infinie richesse technique, harmonique, rythmique et créative, que Cristiano Nascimento a l’art de sublimer à travers son travail de composition, foisonnant et passionné, le langage du jazz permet à Wim de s’adapter à toutes les situations, jonglant entre un haut niveau de maîtrise technique et un goût pour la prise de risque, ce côté « funambule » étant devenu sa seconde nature.

    Dans cette création d’une quinzaine de pièces, nos guitaristes jouant de leurs hybridations stylistiques et de leurs références implicites, entendent faire des clins d’œil, sinon rendre des hommages, à des compositeurs, musiciens, qui chacun sur leur registre et leur temps entendaient « décoloniser la musique instrumentale ».

  • Beñat Achiary – Oratorio profane – D’après « Les Contes de la montagne » de Miguel Torga

    Création à partir de l’œuvre majeure du grand poète portugais, Miguel Torga

    Beñat Achiary ou l’oralité faite homme. Né en Basse-Navarre, il trouve son inspiration dans la langue de son peuple et chez les poètes. Basque semeur de temps et d’étoiles, sa voix est un envol vers tous les chants inspirés. Féru des joutes propres à sa culture, il mêle les techniques des traditions populaires aux techniques classiques. Au plus près du cœur sauvage, frère de Lorca ou René Char, il façonne une utopie de fraternité qui est qui autant celle des Indiens Navajos que celui du free-jazz libertaire. Pour cette création, il s’inspire de l’œuvre majeure du portugais Miguel Torga (1907-1995), l’auteur du célèbre « L’universel, c’est le local moins les murs ». En l’occurrence ses « Contes et nouveaux contes de la montagne », hymne à la terre, aux paysages, aux humbles, autant que superbe réflexion sur le vivant.

  • Trio SERR – Poésie lyrique des trobadors / Egypte

    Chanteur et musicien de culture occitane, Clément Gauthier travaille depuis deux ans sur la poésie lyrique des trobadors. Curieux de découvrir les trésors mélodiques et poétiques légués par ces ancêtres mythiques, il a imaginé une création bipartite :

    Un trio de musiciens français travaille un répertoire de cansos avec une recherche approfondie tant sur le sens poétique que son lien avec la musique, modalité, oralité, périodicité. Motz e so, le mot et le son.
    Ce Trio c’est Guilhem Lacroux, guitare électrique défrettée, Thomas Lippens, percussions sur cadre et Clément Gauthier chant, saz, tanpura, porteur du projet. C’est le Trio SERR.

    Dans un second temps, une partie de ce répertoire (nu, c’est a dire, uniquement les lignes mélodiques issues des manuscrits) est confiée à un trio de musiciens égyptiens : Hossen el Awamy (flute kawalla), Sayyed Imam (chant) et un percussionniste à définir.

    L’idée est de mettre le matériau de la canso au centre de cette rencontre, chaque trio de son coté aura travaillé ces mélodies en fonction de sa propre culture musicale et du style de chaque musicien.

    Les deux trios peuvent évoluer et se produire chacun de manière indépendante et se retrouver pour devenir sextet, SERR devient alors SERR/SERE

  • René Lacaille – « Vibrations sega et maloya » – Le caméléon du maloya

    Attention, la Renyon lela ! Dans l’histoire des musiques de l’Océan indien, René Lacaille est un monument. Acteur de la transition entre sonorités rurales et musiques urbaines au début des années 70, issu d’une famille d’agriculteurs et segatiers, formé à l’école exigeante des « bals poussière », il fut un acteur essentiel du renouveau esthétique du cru (sur les registres sega-jazz, maloya électrique, pop). Sollicité par de grands musiciens, salué par l’Académie Charles Cros ou le Prix Gus Viseur, ce poly-instrumentiste doublé d’un conteur formidable a depuis partagé les facettes de sa créolité dans le monde entier.

  • Los Graciosos – « Le nouveau son des gitans de la rumba »

    Issus de deux dynasties de musiciens gitans qui ont eu leurs heures de gloire, Los Graciosos ont toujours vécu immergés dans les fêtes familiales, les cérémonies musicales intimes et les concerts. Leurs deux familles, longtemps séparées, en une en France, l’autre en Espagne, se sont retrouvées il y a quelques années à Perpignan. Et pour la nouvelle génération la nécessité d’échanger en musique est devenue primordiale. Soutenus par les ateliers Cap Métiers du Conseil Régional Occitanie et le Greta des Pyrénées Orientales, ce groupe a pris une dimension avec un répertoire original et un son très personnel affinés dans les studios de la Casa Musicale de Perpignan. Remarqués lors du Festival « Ida y Vuelta » 2019, première partie d’Ibrahim Maalouf au Campo Santo, cet ensemble « rumba/flamenco » vif-argent mérite la découverte.

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    Viatge – Musique sans frontières

    « Viatge », en occitan signifie voyage. Des différentes sonorités de la méditerranée et au-delà, Viatge propose un répertoire dansant aux saveurs multiples. Naviguant sur une musique sans clivage, sur une cartographie sans frontières, croisant les timbres rythmés, frottés, soufflés, ce trio saura toucher votre corde sensible, animale et festive.

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    Leila Negrau – « Influences Maloya »

    Leila Negrau est une chanteuse et percussionniste de l’Ile de la Réunion. Inspirée par le Maloya et Séga (blues de l’Océan Indien et musiques des anciens esclaves), elle revisite les genres et crée sa propre écriture. Une création qui implique 100 élèves sur fond de rouler, kayamn, percus, et autres surprises.

    Avec quatre albums au compteur et de nombreuses expériences à travers le monde (Nouvelle-Calédonie, Guyane, Mexique, Australie, Europe, etc), Leila Negrau est riche d’un répertoire traditionnel et personnel dans lequel s’expriment un point de vue féministe, beaucoup d’humour, l’actualité, et une joie du partage. C’est un camaïeu de chansons et de rythmes qu’elle entend imaginer avec son jeune public lequel sera invité aussi à faire sien des rythmes ensorceleurs de l’Océan indien et à partager ses découvertes avec le public du festival, soirée que concluera Leila Negrau et ses complices musiciens.

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    Gerard Zuchetto et Sandra Hurtado-Rôs – « Chansons de troubadours »

    Aux sources de la poésie moderne :
    Les troubadours inventent aux XIIe-XIIIe siècles l’art lyrique de la canso d’amor et révolutionnent à jamais la chanson dans tous ses aspects sociétaux et culturels.
    Du Limousin à Venise ou de Toulouse à Tolède, c’est en choisissant la langue occitane que les troubadours deviennent de véritables passeurs d’idées nouvelles porteuses de valeurs laïques et humanistes.

    Troubadours Art Ensemble, dirigé par Gérard Zuchetto, se produit dans le monde entier et ses créations sont marquées du sceau des festivals internationaux les plus exigeants.
    Dans ce programme, le chant de la soprano Sandra Hurtado-Ròs se fait l’écho talentueux autant que généreux des plus belles mélodies jamais composées au Moyen Age du Trobar.
    La recherche et l’expérimentation musicale, voyage dans l’Art de Trobar, c’est également l’interprétation vivante des cansos de troubadours, des chants séfarades en ladino et des textes des poètes Pierre Reverdy, Joë Bousquet, René Nelli, Max Rouquette, Federico Garcia-Lorca, Antonio Machado, Miguel Hernandez, Elsa Morante, Pier Paolo Pasolini … une performance poétique et musicale aux multiples facettes.

  • Leila Negrau « Kouler Maloya » (« Couleurs du maloya ») – Île de la Réunion

    Leila Negrau s’est faite connaître à travers le monde comme chanteuse mais aussi – rareté – comme percussionniste. Inspirée par le maloya et le sega (anciennes musiques des esclaves) de son île – La Réunion, son univers chanté est celui des femmes, d’histoires de vie, de ses rencontres, outre l’humour qui la caractérise.

    Pour conduire son chant généreux et sensuel, elle s’accompagne au rouler (gros tambour), au kayamb (hochet-radeau), au triangle. Ses complices sont le jazzman Olivier Roman Garcia (guitare), le Sénégalais Sega Seck (batterie), le Camerounais Benilde Foko (basse). On la vit aussi faire les premières parties de Carlinhos Brown, Césaria Evora, Youssou N’Dour, Bebel Gilberto, Kassav ou Malavoi.

  • Charla Banjara (Maria Robin, Shadi Fathi & La Fabia) – Flamenco / Inde

    Rencontre de la musique persane, du chant et de la danse rajasthani, et du cante et du baile flamenco.

    « Charla Banjara » : « conversation gitane ». Dans cette création, c’est bien d’un dialogue entre cultures orientales, indiennes et gitanes qu’il s’agit. La musique classique persane y converse avec le cante jondo flamenco et les chants populaires kalbeliya des gitans du Rajasthan. La transe soufie y côtoie le duende. La danse se combine à la musique et au chant. L’improvisation y est maîtresse du jeu. Une symbiose sous le signe du féminin portée par la fougue de deux artistes généreuses, Maria Robin et La Fabia, qui sont accompagnées par Shadi Fathi, brillante soliste de musique persane et Jésus de la Manuela, cantaor gitan à la voix de feu.

  • Maslinki – Musique bulgare

    Maslinki (les petites olives en Bulgare) met un point d’honneur à restituer une interprétation originale de la musique traditionnelle bulgare, notamment à travers les nombreuses ornementations qui lui donnent tout son caractère, son énergie et son émotion. Ainsi, le groupe revisite un répertoire ancien, peu connu, alternant des pièces de danses virtuoses aux rythmes impairs avec des morceaux évoquant la tranquillité et le caractère majestueux des paysages. Une musique hors des sentiers battus à découvrir absolument.

    Cette résidence, grande première, sera aussi l’occasion d’intégrer à l’instrumentarium traditionnel des nouvelles lutheries numériques développées en partenariat avec le projet de recherche MPEi (coordonné par le Conservatoire de Nice dans le cadre de l’IDEX d’Université Côté d’Azur). MPEi signifiant « multidimentional polyphonic expression instrument », c’est à dire des instruments polyphoniques avec un toucher sensible permettant de retrouver une vraie expressivité comme des instruments traditionnels.

  • Las Hermanas Caronni & Benjamin Colin – « Utzi – Partir »

    Partir, s’en aller, comment le voyage va-t-il nous transformer ? Quelle lutte intérieure entre l’enracinement et le besoin de s’en aller ? Comment s’adapter en restant soi-même, se réinventer ? À partir des photos de Patxi Laskarai, ce spectacle aux couleurs de l’Argentine et du Pays Basque s’articule en micro-fictions avec pour filigrane les voix des sœurs Caronni. Leurs compositions sont inspirées de Ravel, de Piazzolla, de chants et rituels basques. Outre des trouvailles poétiques sonores inventées par Benjamin Colin et la voix d’Orson Welles. Magique et aérien ! « Quel que soit le répertoire, on succombe à leur gracieuse osmose ». Télérama.

  • Ialma « Voces da memoria » (Galice)

    Les chemins qui mènent à Compostelle relient les peuples de l’Europe. Mais pour les Galiciens, qui depuis 1920 ont quitté le pays à la quête d’un travail ou d’une liberté bafouée par une dictature, le pèlerinage espéré est celui qui ramène aux racines, à cette identité qui fait qu’un peuple a quelque chose à partager. Ces quatre « cantareiras » ont construit en plusieurs albums un répertoire nourri aux profondeurs de leurs origines mais adapté à la nécessité de traduire une réalité, celle de femmes en prise avec plusieurs cultures. Pour leurs vingt ans de scène il était légitime de les accueillir au Chantier pour une mise en espace provençale de leurs générosités galiciennes.

    Soumise au silence pendant des décennies de franquisme, la culture galicienne a connu une véritable renaissance depuis les années 80. Et c’est sa musique qui en est le véritable symbole, avec des artistes comme Mercedes Peon, les deux prodiges de la gaïta (cornemuse), Carlos Nunez et Susana Seivane, ou des groupes comme Berrogüetto, ou Luar Na Lubre, musique qui séduit le public avec son mélange d’influences espagnoles, portugaises ou irlandaises.

  • Ishtar Connection (électro-oriental)

    Alchimie entre « World Music » et électronique, ce projet est né de la rencontre d’un maître de la musique orientale, Fawzy Al-Aiedy, et de trois jeunes artistes issus des « musiques actuelles ». La création d’Ishtar Connection veut donc lancer un pont entre Orient et Occident, entre « tradition » et « modernité », et proposer un espace de liberté, résolument festif, où se rencontrent des cultures musicales, et où naissent d’irrésistibles envies de danser. L’oud électrique et le chant arabe se croisent avec des textures synthétiques, les sonorités d’une cornemuse et d’autres instruments acoustiques se marient selon une harmonie inédite et un groove inattendu, cela avec l’esprit d’un fest-noz oriental. Un album, fruit de cette création devant paraître ultérieurement en 2019.

  • Germana Mastropasqua & Xavier Rebut – Chants italiens de tradition orale

    À travers un répertoire de 8 chants, partons à la découverte des modes musicaux de la tradition orale italienne. De la monodie à la polyphonie, Germana Mastropasqua et Xavier Rebut font explorer les différentes régions et langues d’Italie. La couleur des voix et la relation entre les chanteurs sont au cœur de l’approche musicale.

  • Banda Sagana – Totem Tribute

    Banda Sagana vit au rythme des rituels du Midi méditerranéen et ce depuis plusieurs générations. Reconnus pour leurs connaissances de ces traditions puissantes et vivantes, ils proposent de découvrir les hauts faits des musiques totémiques et leurs dramaturgies. Ces musiques et chants sont reliés à toute une communauté de bêtes fantastiques dont les gestuelles fêtent les cycles de la Nature et des hommes au cœur du territoire languedocien et provençal.

  • Mze Shina – Polyphonies de Géorgie

    La musique traditionnelle géorgienne se situe entre deux mondes culturels, l’européen et l’asiatique. Malgré les invasions, cette musique millénaire a conservé ses caractéristiques propres. Le chant polyphonique géorgien, généralement à trois voix, a été déclaré chef d’œuvre du patrimoine culturel immatériel par l’Unesco. Pour cette création au Chantier, Mze Shina, quatuor salué par la critique, sollicite un directeur artistique reconnu, Laurent Cavalié, un des acteurs les plus inventifs du champ musical occitan (cf. Le Comité, Du Bartas, La Mal Coiffée…). L’occasion d’élaborer un nouveau répertoire incluant des percussions et de partager une master class de polyphonies géorgiennes dans le cadre d’Equinòxis.

  • DIVANO DROMENSA Voyage en Tziganie

    Divano Dromensa entend célébrer le rameau des cultures tziganes, imaginant un périple musical allant du port d’Odessa et la Mer Noire jusqu’au pourtour méditerranéen, en passant par la Roumanie, les Carpates et les Balkans, comme autant de miroirs de leurs histoires familiales et de leurs cultures. Avec cette création, ils souhaitent réaliser une métaphore de cette diaspora sonore tsigane où voix slaves, cadences endiablées des tarafs, guitares swing, poétiques du soufflet balkanique, vieilles mélodies polonaises… contribueront à inventer une manière de cabaret ouvert sur les étoiles et la fraternité des peuples.

  • Boum mon Boeuf – Duo Luzi-Nascimento (Création jeune public)

    Une mandoline et une guitare qui font le bœuf, des chansons originales, un bœuf enchanté du Brésil, une mélodie nostalgique de Darius Milhaud, un bœuf sur un toit, une samba carnaval, voici les ingrédients de ce spectacle musical ! Claire Luzi et Cristiano Nascimento, invitent petits et grands à la découverte d’une curieuse histoire bovine qui relie le passé, le présent, la France et le Brésil, la musique classique avec la musique populaire, tout en nourrissant l’imaginaire avec humour et poésie.

  • DUO DALTIN / BEER-DEMANDER – Œuvres originales & transcriptions inédites pour duo accordéon-mandoline des grands compositeurs de Musiques de Films

    Cette création mondiale, portée par le Chantier et la Scène nationale d’Albi, est fondée sur le pari fou de deux passionnés de musiques de films. Soit solliciter des grands compositeurs ou instrumentistes du genre pour des créations d’œuvres ou des transcriptions inédites pour duo accordéon-mandoline. En l’occurrence, rien moins que Vladimir Cosma, Jean-Claude Petit, Ennio Morricone, Lalo Schifrin, Francis Lai, Richard Galliano, Claude Bolling. Hommage à des « monstres » de la B.O, écho à certaines de leurs compositions personnelles, salut à la musique populaire et à ses racines culturelles, clin d’œil aux registres classiques, jazz, musiques improvisées et à l’histoire du cinéma, performances instrumentales, c’est un formidable feu d’artifice d’imaginaires que vont nous proposer ces deux prestigieux musiciens.

  • LA BUONASERA Germana Mastropasqua et Xavier Rebut – Voix d’Italie des villes et des campagnes

    Germana Mastropasqua et Xavier Rebut sont deux chanteurs-chercheurs-compositeurs, disciples de la grande Giovanna Marini (déjà venue au Chantier) et de sa fameuse « université de la vocalité » du Testaccio à Rome. Leurs riches parcours les ont impliqués dans de nombreuses créations, entre oratorios et théâtre, polyphonie et chant soliste, identités sonores et novations contemporaines. Avec « La Buonasera », cette création propose un périple, de Rome en descendant la botte épousant palette de timbres, rites, dialectes, mélodies, hymnes à l’amour ou à la liberté, enracinés dans 500 ans de savoirs musicaux. Deux personnalités qui seront accompagnées des « voix » de trois instruments (guitare, basse et violon), mis en espace par la metteuse en scène suisso-italienne, Heidi Kipfer.

  • Guy Thévenon et sa Planète sonore

    Après 30 années de voyage au contact des ethnies du monde, Guy Thevenon nous emmène dans sa « Planète sonore » . Entouré de sa collection d’instruments, il nous évoque le parcours ancestral de l’homme, de la découverte de la matière sonore originelle à la création des premiers instruments. Et propose ainsi un voyage initiatique, riche en émotions et plein de sensibilité. D’abord musicothérapeute en pédopsychiatrie, Guy Thévenon collectionne des instruments de musique rapportés de ses voyages. Passionné d’ethnomusicologie, il a élaboré un instrumentarium précédant l’ère du métal ou constitué d’objets « détournés » .

  • N’BIMBEZELE Pygmées Aka & Camel Zekri

    N’Bimbezele. Cela signifie « les gens qui ne se connaissent pas et qui jouent de la musique ensemble ». C’est le nom de cette création qui s’appuie sur un corpus des chants polyphonique pygmées Aka. Le compositeur Camel Zekri travaille depuis 1999 avec ce groupe de la forêt de la Lobaye en Centrafrique. Ensemble, ils ont constitué ce répertoire après des années de recherche. Un répertoire de chants qui décrivent scènes de vie quotidienne, de chasse ou de cueillette. Si la base est traditionnelle, cette création interroge la polyphonie et l’utilisation d’instruments autochtones dans un contexte contemporain. Cette création est une première car elle rassemble l’instrumentarium complet des pygmées Aka. L’harmonie qui se dégage de cette création trouvant sa source dans la relation qu’entretient ce peuple avec la nature.

  • SOUFFLE L’ESPRIT DU GWO KA Roger Raspail (Antilles)

    Percussionniste guadeloupéen, maître es-percussions, Roger Raspail a servi de son talent plusieurs générations d’artistes, de Pierre Akendengue à Cesaria Evora, de Chico Freeman à Papa Wemba, de Kassav à Anthony Joseph. Donnant de nouvelles couleurs sonores à l’épopée des musiques noires sans jamais altérer son identité musicale, il s’est rarement mis en avant. C’est donc autour de ce projet que le Chantier le sollicite : celui d’une variation autour du « Ka ». Ka qui est autant tambours, que réunion, fête, rite, mémoire collective. Tant savoir manier les tambours renvoie à un patrimoine et se veut appartenance à une aventure humaine qui débuta dans la douleur de l’esclavage pour parvenir à l’émancipation et l’épanouissement expressif des populations de la Caraïbe.

  • André Gabriel « Tradi-modernité qu’es aco ? » – Conférence musicale avec André Gabriel

    Musicologue, organologue, grand collectionneur, André Gabriel est professeur de galoubet-tambourin et de musique traditionnelle au Conservatoire National de Marseille ainsi qu’à l’ENM d’Avignon. Majoral-Baile du Félibrige, il possède à son actif de nombreux prix internationaux et s’est produit en Europe, au Japon et aux États-Unis. Son souci, depuis sa participation à l’ensemble des Tambourins de Provence, est de faire évoluer le répertoire du galoubet-tambourin. André Gabriel fait preuve d’une faconde érudite et pleine d’humour qu’on pourra apprécier lors d’une rencontre autour du thème de « tradi-modernité ». Une rencontre à laquelle participeront Julien Garin et Miquéu Montanaro ainsi que Frank Tenaille qui animera leurs échanges.

  • LE SON DU SOLEIL « Un-Hun » Nikolay Oorzhak (Chaman de Touva)

    Nikolay Oorzhak est l’un des plus réputés chamans de la République de Touva (Fédération de Russie). Chaman des Cieux noirs, guérisseur, il est aussi un maître de tous les styles de chant diphonique (khoomei). Pédagogue, il est également l’auteur d’un système de transmission. Berger, c’est parmi les steppes, avec ses troupeaux, qu’il commença à comprendre les sons gutturaux que lui ont enseigné son père et grand-père. Entré à l’Institut de la culture d’Oulan-Ude avant de devenir directeur du Théâtre national, il a participé à de nombreuses productions s’inspirant de l’héritage traditionnel. Si dans la philosophie chamanique le monde naturel et cosmique est la clef de toutes les interprétations, il en est de même pour le chant touva et les instruments qui le portent (vièle à tête de cheval, tambour à main, igil, khomus…).

  • Jacky Molard Quartet – Mycélium

    De gigues endiablées en danses tsiganes hypnotiques, des Balkans à l’Afrique noire, le violoniste Jacky Molard a fait voyager la musique bretonne vers de nouveaux horizons. Pour cette aventure, il s’est entouré de complices issus de registres différents : Yannick Jory, saxophoniste multi-timbral aux magnifiques phrasés ; Hélène Labarrière, contrebassiste au groove puissant ; Janick Martin, accordéoniste harmoniste toujours en phase avec l’esprit de la danse.

    Aujourd’hui, il ouvre ce quartet historique à des musiciens d’envergure : Jean-Michel Veillon (flûte traversière), François Corneloup (saxophone baryton), Albert Marcoeur (voix, percussions), Christophe Marguet (batterie) et Valentin Clastrier (vielle à roue). Il les a invités à écrire une œuvre à partager avec son quartet.

  • Grand Petit Animal (Baltazar Montanaro Quartet)- 14-18 et caetera

    Correns, village rural qui a payé son tribut à la Première guerre mondiale ne pouvait pas passer à côté du Centenaire de l’Armistice. La création de Baltazar Montanaro, « Grand Petit Animal, 14-18 et caetera », a été imaginée à partir de 100 haïkus du poète Julien Vocance, édités en 1916. Un travail sonore qui allie la finesse des haïkus avec la force brute du thème de la terre sanglante. Une métaphore musicale et poétique du champ de bataille où se confrontèrent les rythmes et les dialectes du monde entier selon une atmosphère qui alterne l’humour et l’horreur. Les musiciens de cette création sont issus du jazz, des musiques du monde ou des musiques « savantes » et possèdent une connaissance approfondie des musiques traditionnelles et de leurs creusets ruraux.

  • L’Immobile voyage – Trio – Isabelle Courroy & Shadi Fathi invitent Wassim Halal

    Il y a plus de vingt ans, Isabelle Courroy entamait dans les Balkans un périple à la recherche des modes de jeu des flûtes kavals, ces flûtes au nom turc jouées de l’Europe Orientale à l’Anatolie. Sa rencontre avec Shadi Fathi a provoqué la naissance du projet « L’Immobile voyage », qui existe aujourd’hui sous la forme du duo originel, puis d’un trio avec le percussionniste Wassim Halal.

    Aux confluences d’univers singuliers, l’Immobile Voyage est le projet concertant de trois solistes instrumentistes de haut vol, au service de leurs compositions originales et arrangements personnels et de theÌ€mes appartenant aux reÌ pertoires savants et traditionnels qui voyagent de l’Europe Orientale aÌ€ l’Asie Centrale. Le trio se plaiÌ‚t aÌ€ circuler librement, entre tradition et création, improvisation et écriture. De ce terreau idéal s‘élève une musique intemporelle.

  • ’NDIAZ – Son’Rod – Musique hybride, dépaysée

    Avec la danse en rond pour fondation, les musiques populaires du monde comme horizon, et l’improvisation comme ligne de fuite, ’ndiaz invente une musique hybride, dépaysée qui serait allée chercher ailleurs le moyen de s’ancrer davantage ici. Youn Kamm orientalise sa trompette aux parfums de Liban et de Turquie. Yann Le Corre s’est imprégné de forrò brésilien. Jérôme Kerihuel a perfectionné en Inde sa technique percussive. Quant à Timothée Le Bour, son saxophone sonne parfois comme un taragot roumain.

    Avec Son’Rod, son nouvel album (sortie oct. 2017 – Paker prod), ’ndiaz projette son raffinement musical dans de nouvelles contrées sensorielles ; musique ample des grands espaces, lumières intenses, sons virevoltants, fougues tribales, énergie urbaine… une bien belle manière de perdre pied.

  • Lunacello

    Lunacello, c’est la magie envoûtante d’une violoncelliste qui nous plonge dans un univers onirique orientalisé. Eugénie Ursch nous prend délicatement la main et nous installe sur sa barque pour une croisière sur la Méditerranée, des rives du Maghreb aux îles grecques. Sans s’en apercevoir, nous arrivons tranquillement sur les bords du Bosphore, là où déjà de nouvelles mélodies nous attendent. Il est donc bien question de voyage, un voyage insolite traversant les terres des Balkans où Eugénie s’imprègne des chants traditionnels tziganes. Elle exploite les sonorités de ces langues et ravive les souvenirs de nos propres voyages dans ces contrées. Des histoires parfois chuchotées auxquelles on tend l’oreille, accroché à ses lèvres comme à sa voix, on se laisse caresser le cœur. C’est de la poésie chantée, ancienne comme contemporaine puisqu’elle reprend Mallarmé, Ibn Al Arabi ou encore Ana Tot. Lunacello c’est tout cela : un mélange subtil de modernité et de tradition. C’est l’art de tisser des liens, construire des passerelles à travers l’Europe jusque parfois en Asie ou en Russie. Eugénie se moque bien des frontières et elle nous invite à faire de même.

  • ARTHO duo

    ARTHO duo, c’est la rencontre entre un Parisien de Bretagne et une Lorraine de Bresse. Ce sont des sons étonnants, où vielle et voix se mêlent, à flux tendu, dans un imaginaire foisonnant. C’est une matière texte contemporaine et traditionnelle : des textes d’Antonin Artaud ou d’Henri Michaux croisent des chansons traditionnelles de Bresse, de Bretagne ou d’ailleurs, autour d’un but commun : … chercher ! Chercher sans savoir, appeler sans réponse, quête obstinée ! Souvenirs inventés de Bretagne en Lorraine, d’Auvergne à Paris, de Bresse en Berry. Visions lointaines, illusions familières, émotions du bout du monde, tumultueux murmure.

  • Dart Lab

    Dart Lab est une proposition de folklore defolklorisé et refolklorisé, comme un lieu de projection rétro-futuriste et néo-chosifié. C’est aussi un rendez-vous avec la danse (Dart Lab – Bal Trad), avec une Provence éternelle et relative, imaginée à partir d’instruments naturels et synthétiques. C’est un balèti sous influences, porté par un dispositif électronique, à la fois subtil et déterminé, proposant un maillage sonore transculturel et géolocalisé. Dart Lab est l’alchimie des transes collectives, l’oubli de soi dans l’illusion fusionnelle. C’est à la fois, la Scottish insoumise, et la Farandole décomplexée. Il s’agit de renouer avec l’énergie tribale et mystique des fêtes provençales séculaires : ses paysages modaux bourdonnants, ses tournes anaphoriques enivrantes, ses instruments enrichis de souffle et d’aspérité. La machinerie électro-filaire apporte soutien et enrobage aux mélodies minimalistes et inspirées. Très loin de la carte postale, Dart Lab propose une lecture alternative sans vulgarité ni cliché, une transfiguration Antico-Contemporaine.

  • Tambor y Canto

    La Compagnie Tambor y Canto propose le mélange du jazz et des traditions de quatre pays : Cuba, Brésil, Pérou et Argentine. Quatre percussionnistes et leurs quatre voix chantent et slamment la tradition, quatre maestros prêts à vous faire partager la richesse des percussions d’Amérique latine : le pandeiro, le cajón, le bombo et les batas ! 
Un métissage osé et explosif, où le piano se fraie un chemin entre zapateo et timbao, la mâchoire d’âne dialogue avec le saxophone, le bombo fait du danzón et la chacarera chante les Orishas. Un plateau exceptionnel et inédit, formé de spécialistes chevronnés des rythmes latino-américains. De quoi embrasser la diversité et l’unité d’un continent tout entier !

    L’intégration de ces musiques traditionnelles à un travail d’écriture moderne, et l’enregistrement discographique constituent des événements uniques de par la richesse musicale produite et l’engagement humain exceptionnel. Leur réunion sur une scène est un chant d’unité continentale sud-américaine et caribéenne qui participe à la survie de ces univers musicaux.

  • Joan Francés Tisnèr « Tralhaires »

    Tralhaires donne à entendre et voir des collectages actuels, témoignages et paysages sonores, pour un voyage-rêverie. Au cœur d’un dispositif de diffusion sonore octophonique*, le public est entouré de sons, de chants, textes, instruments, machines et de projections d’images. En toile de fond de cette création, réside cette question : que collecter et transmettre aujourd’hui de notre environnement culturel, sonore ? Et comment ce collectage peut-il devenir moteur de création ?

    Tralhaires est un spectacle inspiré de la collecte de l’ethnologue gascon Félix Arnaudin (1844-1921 ; photographies, contes, chants, pratiques sociales…) dans son pays de la Grande Lande gasconne – désert ras d’avant la forêt de pins.

  • Joan Francés Tisnèr « Tralhaires » (Les pisteurs)

    Sur les pas de Félix Arnaudin

    Tralhaires est une création de Joan Francés Tisnèr inspirée de l’oeuvre de l’ethnologue gascon Félix Arnaudin(1844-1921). Elle puise dans les photos, récits, chants et mémoires collectés au temps de la lande rase d’avant la forêt de pins. Dispositif sonore octophonique, musique mixte direct / diffusion (chant, texte, instruments, machines) et projections vidéos.
    Pour ces deux représentations exceptionnelles, Tralhaires y associe la mémoire glanée en Provence, aussi bien par les écoliers de la Provence Verte que par le choeur Article 9

  • Diwan Trio

    Diwan signifie en breton : sortir de terre, germer.
    En persan, c’est un lieu où l’on discute de musique, de poésie, de littérature et de sagesse.

    L’origine de ce projet est une question. Comment aborder le métissage culturel et musical aujourd’hui ?
    Toutes les musiques traditionnelles ont en commun le même système de gamme pentatonique (Europe, Afrique, Orient, Inde). Elles possèdent un socle conjoint.

    Nous voulons dans cette création utiliser et se rapprocher des musiques ethniques. Pour cela, avec des instruments traditionnels, une culture jazz, free jazz, indienne, orientale et africaine, avec comme héritage : Nana Vasconcelos, Don Cherry, Collin Wilcott, Egberto Gismonti et bien d’autres artistes.

    De New York à Bénarès en passant par l’Afrique.
    Une caravane pour un voyage urbain à travers des traditions, des influences multiples.

    Un son métallique répond à l’acoustique du bois, de la terre, timbres qui résonnent pour surprendre.
    Les scratch, les coups d’archet d’une guitare accommodée détonnent avec la matière sonore du cajon, udu, marboula et ngoni.

    Le Diwan trio réunit dans son salon de musique des instruments, pour des improvisations, une écoute, une discussion attentive.
    Une géographie métissée naviguant d’un continent à l’autre, à la croisée des chemins émerge une création musicale du présent.

    Ici et maintenant.

  • Tambourinaïres en Cie – Escalas en el Caribe

    Le galoubet tambourin est devenu l’instrument emblématique de la musique provençale. Tout en assumant ce rôle historique qui ne lui a été attribué qu’au XIXième siècle, il mérite aujourd’hui un répertoire renouvelé qui traverse les époques et les continents. Le groupe « Les Tambourinaïres en Cie » a commencé il y a une quinzaine d’années son voyage avec Brisas de Terra, une commande soutenue par le Conseil Régional à Miquèu Montanaro explorant d’autres facettes du couple flûte et tambour en s’émancipant des thématiques traditionnelles. Jean Louis Todisco a apporté à ce répertoire des compositions personnelles et sa faculté à entraîner dans son sillage de jeunes tambourinaires. Nombre d’entre eux créant dans la foulée leurs propres groupes et leurs propres répertoires.

    Le voyage des tambourinaires en compagnie a croisé de nombreuses expériences récentes autour de ces instruments (Beluga, Légendes) et s’est chargé d’énergie et de réflexion pour y apporter encore un autre regard, une autre force.

    De nouvelles escales sont proposées, les premières se feront à Cuba et aux Caraïbes.

    Détournement de rythmes, chansons en Espagnol d’Espagne et d’Amérique Latine, en Occitan de Provence, en Français du sud, sur des textes de Rafael Alberti et de Jean Louis Todisco.

    Quinze ans plus tard, le bateau reprend la mer, l’équipage des Tambourinaïres s’est étoffé. Aux commandes du navire toujours Jean-Louis Todisco, accompagné du capitaine, Florian Mesureux et de son second Valentin Turcan.

  • A FOND – Vielles à roues électroacoustiques & percussions

    A FOND, Cette création entre 3 viellistes et 2 percussionnistes s’inscrit dans la continuité du travail de Valentin Clastrier. Repousser toujours plus les limites de l’instrument électroacoustique et son extension électrique pour composer une musique actuelle, vivante, vivace qui ne demande pas d’autorisation pour exister. Foisonnement des sons ! Électrochoc des cultures ! Prendre le temps d’explorer les possibles.

    « À FOND » c’est le foisonnement de timbres au service du sens. Une musique nouvelle qui puise son énergie dans les différentes générations des musiciens tout en croisant les expériences musicales entre improvisations, écriture et contrastes.

  • Asondar – Musique traditionnelle d’aujourd’hui

    « Asondar », inonder. C’est l’eau qui jaillit dans les vallées et rend fertiles nos terres, quelles qu’elles soient. Elles nous donnent l’olive et le raisin, dont nous savourons l’huile et le vin, qui teintent notre musique.

    Nos terres en l’occurrence, sont présentes en nous, et nous chantent des airs que nous aimons entendre, et à notre tour passer d’oreille en oreille. Nous venons de la Bretagne, du Minervois, de l’Orient Marseillais et de la Turquie méditerranéenne. Nous sommes partis des chants, des airs et des tempéraments de nos musiques respectives, et nous sommes allés à la rencontre les uns des autres. Nos traditions vocales et instrumentales se sont croisées, pour créer la première partie de notre répertoire. Au fur et à mesure de l’histoire d’Asondar, nous nous sommes inspirés de la tradition pour écrire à notre tour. Écrire notre musique, certes, mais aussi nos paroles, qui résonnent maintenant en occitan et en français comme un fil qui se rattacherait à la bobine parfois rompue de la tradition. Le chant, la flûte traversière en bois, la gadulka, le violoncelle et les percussions composent ce répertoire original dans le paysage musical occitan actuel.

  • La Mal Coiffée « …E los leons »

    Quelque part au nord de la Méditerranée, dans une époque indéfinie, une jeune femme est tiraillée entre l’éducation de sa mère et celle de son grand-père. Sa mère la voudrait près d’elle, appliquée dans les apprentissages des arts domestiques. Son grand-père lui propose l’art de la chasse. La jeune femme réussit à convaincre tout le monde qu’elle participera à la guerre rituelle qui chaque année oppose les hommes de son clan aux lions, ancêtres de la tribu. C’est seulement après avoir été au bout de cette pulsion de sang qu’elle pourra enfin trouver la paix et l’amour.

    Avec « …e los leons », libre adaptation du récit d’Henry Bauchau « Diotime et les lions »*, La Mal Coiffée confronte deux visions du monde, au centre de la grande bataille du cœur de l’Homme : l’équilibre des sentiments, le progrès technique et social face au désir du corps et de l’animalité première. Tour à tour narrative, philosophique, incantatoire ou joyeuse, la poésie de « …e los leons » se chante dans une polyphonie populaire portée par la langue occitane et les percussions.

    *Actes Sud/Babel

  • HUM – « SATURNIN etc… »

    Créé en 2009 dans l’Hérault, le groupe HUM teinte sa musique d’un exotisme original : un chanteur-clarinettiste-occitaniste d’origine belge, un percussionniste cévenol passionné de musiques orientales, un guitariste venu du nord partagé entre rock et râga indien et un bassiste nomade féru de musiques du monde. À la frontière entre rock, jazz et folk, leur répertoire s’appuie sur les œuvres poétiques de Joan Ives Roier, Roland Pécout ou encore Léon Cordes. Chez HUM, l’occitan vit au travers de son expression artistique. Langue actuelle mais riche d’une culture très ancienne, elle s’est imposée comme la plus pertinente pour exprimer ce voyage musical né en Languedoc et parcourant les frontières…

  • « Gnogué tombo » – Sayon Bamba

    Au commencement il y avait Conakry avec ses rues si belles, ses plages, ses cocotiers et ses musiques qui envoûtaient encore et sans cesse la petite fille qu’était Sayon. Puis Marseille, ville haute en couleurs et pleine de rebondissements, où l’artiste devint épouse, mère et militante pour le droit des femmes ! Puis ce retour dans cette Conakry si familière dont certains quartiers jadis reluisants ont désormais des allures de déchèterie (gnogué tombo). Le temps n’est ni au bilan ni aux regrets, encore moins à la mélancolie… Par ses nouvelles compositions sans langue de bois avec des inédits en Soussou, toma et malinké, Sayon vous invite à un voyage nouveau, accompagnée par des musiciens surprenants qui ouvrent de nouvelles fenêtres pour laisser respirer la musique Mandingue.

  • Benjamin Macke & Sandrine Gniady « La Maîtresse des Ombres »

    Il y avait une femme qui, à coup de ciseaux et de lumière, savait faire parler les ombres.
    On l’avait surnommée La Maîtresse des Ombres.
    Et ses ombres disaient : « Il était une fois… ».

    Depuis plusieurs années Benjamin Macke avec le Collectif Muzikaciné milite pour que le genre ciné-concert soit à la portée de tous les publics. De son côté, Sandrine Gniady, avec ses histoires, va à la rencontre des gens, des territoires, pour alimenter sa verve créatrice et semer ses graines de paroles. Leur point commun ? Les images : elle les crée avec ses mots, et lui avec sa musique. Ils se sont rencontrés dans une drôle de cabane à artistes qu’on appelle La Cahute. Et c’est là que petit à petit, a germé l’idée d’associer leurs voix et leurs musiques pour créer un spectacle inédit : un ciné concert conte. Ils ont immédiatement jeté leur dévolu sur le cinéma de Lotte Reiniger (1899 – 1981), réalisatrice allemande à qui l’on doit une quarantaine de courts-métrages d’animation qui ont la particularité d’être réalisés à partir de silhouettes découpées dans du papier. On y retrouve notamment quelques grands classiques du conte tels que Cendrillon, Hansel & Gretel, Aladin, la Belle au bois dormant… En s’inspirant de l’oeuvre de Lotte Reiniger, surnommée « la Maîtresse des ombres », Sandrine et Benjamin vont ré-explorer ce vieux répertoire de contes traditionnels européens et orientaux tout empli d’ombres et de lumières, de pleins et de vides, de bruits et de silences, bref, de contrastes. En associant la fragilité du papier, la puissance d’évocation de la musique et la précision des mots, la conteuse et le musicien chercheront à donner un nouveau relief à ces histoires trop souvent teintées de rose-bonbon. Derrière les princesses, les châteaux, la féerie, se cachent en effet la jalousie, la convoitise, la méchanceté… notre part d’ombre à tous ! Et en vérité, ces contes ne sont pas faits pour endormir les petits enfants, mais plutôt pour réveiller les adultes ! Le spectacle mêlant vidéo, récits et musiques live, s’adressera à un public familial, à partir de 7 ans, et veillera à prendre soin tout autant des petites que des grandes oreilles.

  • Les Dames de la Joliette

    Ces cinq chanteuses de la Joliette ont décidé de rendre hommage à la poésie féminine et aux chants de travail des femmes. Elles sont issues des musiques traditionnelles, polyphoniques : Provençales, grecques, italiennes mais aussi urbaines. Elles sont chanteuses et musiciennes et ont demandé au compositeur Gil Aniorte Paz de venir les rejoindre dans cette aventure en tant que directeur artistique, pour mettre en musique des textes de poétesses du monde : Beatriz de Dia et Louisa Paulin (poétesses de langue occitane) Gabriela Mistral (Chili) Louise Labé (France) Noémie de Souza (Mozambique), Kiki Demoula (Grèce), Alda Merini (Italie), Alfonsina Strorni (Argentine). L’idée est venue d’introduire ces poésies par les rythmes des chants de travail des femmes de la méditerranée et du monde, chaque rythme nous raconte des histoires universelles.

  • Roxane Martin « Klezmer Mood »

    Roxane Martin joue de la harpe depuis l´enfance. Elle découvre à 7 ans la technique classique et la harpe à pédales auprès de Gwénaëlle Roussely, Monique Roze, Elena Polanska, la musique de chambre avec Florence Lafitte, et se forme pendant une dizaine d’années auprès de musiciens de talent dans un univers où la musique est écrite, avec précision, détail et complexité. Sa rencontre avec des musiciens de jazz et de musiques traditionnelles lui ouvre les portes de l’improvisation et de la musique orale et c’est avec la harpe celtique qu’elle choisit à 25 ans d’exercer son métier de musicienne professionnelle pour explorer « sa musique intérieure ». Elle imagine le groupe Anwynn en 2000 : une nourriture traditionnelle pour une écriture de l’instant. Elle rejoint en 2006 la compagnie Balagan, créée par François Heim, et s’intéresse à l’esthétique des « nouvelles musiques traditionnelles ». Elle travaille alors avec le violoniste Pascal Thorel, et enregistre quatre albums dont le dernier « Est-Ouest » sorti en juin 2010 ( de la musique klezmer aux danses bulgares, en passant par un kost er hoet…). En Janvier 2011, elle imagine un programme solo autour de ses compositions « Imaginales », qu’elle présente en mars 2011 au Festival Arpissima à Novellara (Italie). Elle accompagne aussi des poètes, comédiens, plasticiens pour des créations ponctuelles. Elle interprète, compose et improvise pour traduire un univers hors du commun avec fraîcheur et virtuosité.

    Parallèlement, elle se forme auprès Dr Arcier et suit la formation européenne Médecine des Arts. Elle continue un travail de recherche sur les pathologies de dysfonctionnement du harpiste et les moyens à mettre en place pour un jeu sans douleur. Elle a été invitée au Congrès Mondial de la Harpe à Vancouver (Canada) en juillet 2011, pour présenter ses travaux de recherche. Elle est invitée régulièrement dans les conservatoires pour sensibiliser les harpistes sur leur posture dès leur plus jeune âge.

  • Corou de Berra « 4+1 » – Polyphonie vocale des Alpes du Sud

    Le Corou de Berra est le premier ensemble en Provence à avoir systématisé l’étude de la polyphonie vocale ouvrant la voie à un développement spectaculaire de ce type de pratique. S’inspirant de la culture alpine et des chants traditionnels niçois cette formation est devenue de plus en plus créative. Elle s’est enrichie aussi d’expériences de musique contemporaine, de collaboration avec de grands noms de la chanson et en ré-inventant sans cesse son langage. Cette résidence a pour objectif de finaliser une collaboration avec le saxophoniste et beat-boxer David Amar et trouver dans cet échange de nouvelles façons d’envisager la polyphonie vocale.

  • Kyab Yul-Sa – « Résonance d’Exil(s) » – Musique et chant tibétain

    Dans KYAB YUL-SA, Lobsang Chonzor, musicien d’origine tibétaine, rencontre Margaux Liénard, passionnée des « musiques vivantes » et improvisatrice puisant son inspiration dans les musiques traditionnelles irlandaises et françaises, et Julien Lahaye, rythmicien et percussionniste coloriste inspiré par les musiques du Moyen-Orient et d’Afrique de l’Ouest.

    En tibétain, KYAB signifie « exil » ;
    YUL-SA signifie « l’endroit », « la terre ».
    KYAB YUL-SA ou « la terre de l’exil, des exils »

    C’est cette nouvelle terre commune, créée par les artistes eux-mêmes, qui leur permet de réunir leurs « exils musicaux » et d’en faire jaillir un nouveau langage musical et visuel métissé : une résonance de leur exil respectif…

  • Trio Bertolino « Trouvailles »

    Prenant pour point d’ancrage l’album solo « Trouvailles » de Pierre-Laurent Bertolino, le trio, au croisement de multiples inspirations, de traditions imagées en blues intemporel, façonne un univers singulier, à la fois intimiste et voyageur, toujours curieux de sensations nouvelles.

    Pierre-Laurent Bertolino joue de la vielle à roue, instrument étrange et envoûtant, depuis une vingtaine d’années, au coeur de passionnantes aventures musicales avec Dupain, Bijan Cheminari et bien d’autres…

    Au croisement de multiples inspirations, de traditions imaginées en Blues intemporels, entrainé par cette roue sonore en perpétuel mouvement, il façonne un univers singulier, à la fois intimiste et voyageur, toujours curieux de sensations nouvelles. En 2013 il réalise, avec la complicité de l’ingénieur du son Serge Ortega, « Trouvailles », son premier album solo, tissé de vibrations électriques et colorées. Y prennent forme des compositions personnelles, mêlant instruments acoustiques et expérimentations sonores diverses.

    Cette aventure se poursuit aujourd’hui sur scène, sous la forme d’un trio instrumental. A la vielle à roue électro-acoustique de Pierlau se mêlent la contrebasse sensible et groovy de Manu Reymond (Poum Tchack, Isaya…), les percussions voyageuses et impertinentes de Thomas Lippens (Gli Ermafroditi, Maura Guerrera…).

    Tamburellos, Req, Bendir, , objets sonores divers répondent aux tourneries électro, et nous font traverser en rythme des paysages instrumentaux étonnants, parsemés d’improvisations.

  • Sébastien Bertrand « Traversées Diatoniques »

    « Parfois les chemins forment des courbes, des lignes droites, des croisements. Au détour d’un carrefour, j’ai décidé de revenir seul sur scène pour parler en musique, raconter mes émotions du dedans : oser laisser faire le souffle de mes accordéons, oser laisser dire les notes de mes diatoniques, mes compagnons de route depuis tant d’années. J’ai rencontré, me suis rencontré sur mes terres opposées. J’ai partagé, avant de prendre le temps de rentrer chez moi. Mon sac s’est rempli. Il résonne de toutes ces mélodies, de toutes ces histoires… »

    Sébastien Bertrand

  • San Salvador – « La Grande Folie »

    Formation intégralement vocale, San Salvador a entrepris depuis plusieurs années un travail de recherche artistique autour de la polyphonie. S’intéressant davantage à une forme de renouvellement (détournement) poétique des musiques traditionnelles et du monde, plus qu’à l’expression d’un « folklore authentique », d’un patrimoine soi-disant « sauvegardé », la musique de San Salvador circule, au contraire, entre les cultures et les univers musicaux.

    S’appuyant essentiellement sur un travail de composition original, San Salvador entend plutôt partir à la recherche d’un folklore imaginaire. Leur nouvelle création « La Grande Folie », poursuit en ce sens cette démarche. Ici, l’accent est mis sur la recherche d’une musique vocale très acoustique et sur un nouvel équilibre des timbres (féminin et masculin).

    Essentiellement chantées en occitan, les nouvelles compositions utilisent les motifs, tantôt rugueux tantôt délicats, de la langue comme instrument rythmique. Le travail harmonique insiste quant à lui sur un contraste des couleurs et des ambiances pour inventer une polyphonie hétéroclite.

  • « Ay Lali !.. » – Françoise Atlan

    Dans un désir de tisser des liens, l’esprit de Convivencia rencontre celui d’Al Cantara (à la fois « pont » en arabe et « chanter » en Castillan), Françoise Atlan, Abir El Abed, Shadi Fathi et Fatine Garti se sont rejointes, perpétuant ainsi la tradition multiséculaire des femmes chanteuses et musiciennes du nord du Maroc qui, faisant fi de leur appartenance religieuse, se réunissaient et croisaient leur répertoire en une broderie (matrouz) à la fois linguistique, poétique, et musicale. Les deux chanteuses solistes enchaînent improvisations dans le style Ala (arabo-andalou du Maroc) pour Abir El Abed et dans le style Gharnati (de Grenade) pour Françoise Atlan. Leur voix ductile, chacune à leur manière, passant des dialectes Darija à Haketya, sont soutenues par le phrasé si particulier du violon de Fatine Garti et la délicatesse du jeu de Shadi Fathi au setar.

  • Chet Nuneta – « Agora »

    Chet Nuneta transgresse les frontières des genres pour créer une musique inclassable, peuplée de nombreuses cultures, qui nous renvoie pourtant à notre intime singularité. Le groupe s’inspire des chants traditionnels du monde, explore la voix, des techniques vocales et des timbres variés, y mêlant la diversité des parcours et des origines de chacun de ses membres.

    Après ses deux premiers albums, Ailleurs et Pangea, Chet Nuneta présente AGORA, une nouvelle création musicale conçue autour du thème de la migration. Le dialogue entre musiques, idiomes, littérature, rythmes et techniques vocales leur permet de s’affranchir des frontières géographiques et intellectuelles, d’explorer un territoire aussi étranger qu’étrangement familier.

  • Chet Nuneta – Agora – Chants migratoires

    Chet Nuneta transgresse les frontières des genres pour créer une musique inclassable, peuplée de nombreuses cultures, qui nous renvoie pourtant à notre intime singularité. Le groupe s’inspire des chants traditionnels du monde, explore la voix, des techniques vocales et des timbres variés, y mêlant la diversité des parcours et des origines de chacun de ses membres.

    Après ses deux premiers albums, Ailleurs et Pangea, Chet Nuneta présente AGORA, une nouvelle création musicale conçue autour du thème de la migration. Le dialogue entre musiques, idiomes, littérature, rythmes et techniques vocales leur permet de s’affranchir des frontières géographiques et intellectuelles, d’explorer un territoire aussi étranger qu’étrangement familier.

  • Meïkhâneh – De l’Europe à la Mongolie, en passant par l’Iran

    « Meïkhâneh prend le train, monte à cheval, et use ses trois paires de bottes sur des kilomètres de chemins. Meïkhâneh invente une musique qu’on entendrait dans les steppes iraniennes de Lisbonne ! Un paysage hybride et singulier ouÌ€ l’on se laisse emmener jusqu’aÌ€ « la maison de l’ivresse » ».

    Nourri des musiques traditionnelles, le trio rennais crée un univers sonore inattendu et généreux, tissant entre elles les influences de chacun des musiciens. La voix évoque le fado, les chants bulgares et le chant diphonique mongol, portée par une guitare voyageuse et des rythmiques d’Iran et d’ailleurs.

  • La Soustraction des Fleurs – Le Jardin des Jardins

    Enraciné dans l’aujourd’hui, le trio invente un univers musical atypique, entre composition, improvisation, et poésie sonore. Jean-François Vrod et ses acolytes prennent pour base les traditions musicales populaires, plus particulièrement celles recueillies depuis les années 1970 auprès des violoneux du Massif Central. Ils les décortiquent et nous en offrent une nouvelle lecture, détachée du respect des figures mélodiques et marquée par l’improvisation.

    « Un jardin, ça sert à rêver et à planter. Ce nouveau concert c’est « notre » jardin. Nous y avons planté ce que nous aimons, des idées, des sons, des mots transmis par quelques illustres jardiniers ou en provenance de nos propres semis. Au moment de la récolte, nous avons constaté avec joie qu’au milieu de tout cela, quelques fleurs sauvages s’étaient invitées. Voici venu le moment de partager. » – J.F. Vrod

  • Bamboo Orchestra

    Tout part d’un brin d’herbe. Un brin d’herbe géant qui peut pousser de 10 mètres en trois mois, dont la solidité surpasse celle du chêne et qui mettra 80 ans à se flétrir, certes… mais rendez-vous compte : un mouvement musical dont le centre sémiologique se trouve dans un brin d’herbe ! Au Bamboo Orchestra, la genèse est botanique : le choix du matériau de construction des instruments, la source d’inspiration, le message transmis, tout naît du bambou, tout passe par le bambou. Tantôt doux et apaisants, tantôt pimentés et décapants, les morceaux du quintette se suivent mais ne se ressemblent pas, pour le plus grand plaisir du public autant émerveillé par l’imposant instrumentarium exclusivement en bambou que par la vivacité des musiciens habités par les sons que dégage cette curieuse graminée. Makoto Yabuki entouré de ses 4 musiciens fait chanter le bambou. Ensemble, ils offrent une performance scénique qui fait palpiter petits et grands, écarquiller les yeux et battre les cœurs jusqu’à vous en couper le souffle !

  • Le Jardin des Nuits – Eric Montbel

    Immersion dans un répertoire traditionnel revisité, ce nocturne pour vielle-à-roue, harmonium, cornemuses et voix d’enfants plonge le spectateur dans un univers de songerie, de rêve qui, par bien des aspects, est celui des souvenirs d’enfance. Pour ce spectacle, les enfants sont à la fois des interprètes de l’œuvre et une présence symbolique, qui renvoie à un monde secret et particulier ; celui des années sacrées où tous les possibles s’expriment encore : l’enfance. À travers le monde de la nuit, domaine privilégié des musiques traditionnelles, le Jardin des nuits met en jeu le rapport des enfants avec la mémoire et les anciens patrimoines musicaux. Sont évoquées ces quêtes nocturnes où jeunes gens marchaient de hameau en hameau pour demander des œufs ou des offrandes aux périodes de fête. Sont redites les complaintes sinistres ou frissonnantes chantées par les conteurs lors des veillées. Sont chuchotées ces histoires de loups-garous dont le cinéma a fait aujourd’hui des héros modernes, mais que les chanteurs de vieilles chansons connaissaient bien…

  • Râga Klezmer – Denis Cuniot

    Pour célebrer le 30ème anniversaire de son « entrée en religion Klezmer » et pour fêter la sortie de Perpetuel Klezmer sur le label Buda Musique (nov. 2012), le pianiste Denis Cuniot a ressenti la nécessité de proposer une forme longue à la fois en résonnance avec la musique juive jouée à l’occasion des mariages et fêtes et où la prestation des klezmorims ne se limitait pas à la forme concertante de 90 minutes et également de retrouver le temps de l’incantation spirituelle. C’est sur cette volonté d’entrer dans un temps autre et en s’appropriant les règles des Râga que Denis Cuniot a eu l’idée du « Râga* Klezmer* », une forme, entre 6 et 9 heures, variant uniquement entre duos et solos, voguant toujours entre l’approche folklorique et l’expérience mystique.

  • « Légendes » Oeuvre pour Grand Ensemble de galoubets-tambourins

    Depuis quelques années, le Chantier développe un axe de création autour des instruments traditionnels. Afin d’enrichir le répertoire pour le galoubet-tambourin et de fédérer de nombreux artistes amateurs et professionnels de la Région, le Chantier a passé commande d’une pièce de 30 minutes au compositeur Alexandros Markeas en 2013. La pièce « Légendes » va être créée en 2014 pour les Joutes musicales. Elle rassemble dix solistes et quarante amateurs issus pour la plupart, des écoles de musique.

  • Diabolus in Musica et Marthe Vassallo – Depuis sept ans sur les routes…

    Les chansons des deux répertoires, médiéval et breton, sont nées sur les chemins, elles ont voyagé avec les pèlerins, soldats, travailleurs et artisans, elles nous racontent des rencontres, des exils, des retours, des amours impossibles. Dans cette création, il ne s’agit pas de présenter un programme où les airs s’alternent mais, par un concert-spectacle, d’entraîner l’auditeur dans ce cheminement.

    Avec cette rencontre, Marthe Vassallo et Diabolus in Musica interrogent ces répertoires qui partagent bien des points communs : les mélodies obéissent aux mêmes règles modales, font vivre les mêmes tensions musicales, posent les mêmes questions du rythme et de la prosodie. Les liens étroits entre les deux répertoires sont très anciens : au XIIe siècle, l’immigration dite celtique en France du nord fait découvrir aux musiciens de cour un répertoire fascinant qui sort des canons de la chanson courtoise. Une sorte de coup de foudre opère, les Trouvères adoptent immédiatement ces musiques étranges ainsi que l’instrument emblématique qui les porte, la harpe.

    Amandine du Rivau, metteuse en scène, va insuffler à cette démarche son sens dramatique en singularisant chacune des pièces proposées pour mieux en saisir le sens profond, la « présence invisible ». Car c’est bien de cela dont il s’agit : des histoires (pour certaines basées sur des faits réels et souvent terribles), sources de mémoire, qui nous sont racontées aujourd’hui comme elles l’étaient il y a bien longtemps et qui nous touchent avec autant d’acuité (et peut être même davantage) que si elles avaient été écrites hier.

  • François Rossé et Miquèu Montanaro – Poèmes cardinaux #5 – Neo Cimbalum Mundi

    C’est à un périple à travers le monde que nous convient Miquèu Montanaro et François Rossé. Ces deux musiciens, compositeurs et improvisateurs ont en commun la curiosité pour le mélange des genres et leurs renouvellements esthétiques. Dans ce duo, ils font s’entrelacer les timbres des instruments pour emprunter le parcours de deux livres du poète Blaise Cendrars Du Monde entier et Au cœur du Monde. New-York, Transsibérien, Panama… les paysages sonores se succèdent et deviennent voyage, émergeant du piano comme lyre occidentale et de la flûte comme couleur de lointains.

  • Bayati (Bretagne / Orient)

    Entre Orient et Occident, entre tradition et modernité, c’est sur cet étroit pont que les compositeurs-interprètes du groupe Bayati innovent et nous invitent au voyage. Précision, qualité des timbres vocaux ou instrumentaux, ouverture culturelle, caractérisent le travail de ces six musiciens chevronnés réunis par Erik Marchand au sein du second collectif de la Kreiz Breizh Akademi. Résolument novateur tout en s’ancrant dans des traditions musicales ancestrales, le répertoire de Bayati chemine entre musique modale telle qu’elle était pratiquée par les anciens et improvisation musicale. Des poèmes orientaux millénaires, traduits en langue bretonne, jouxtent des textes occidentaux anciens et modernes : les textes d’Omar Khayyam (poète perse du XIe siècle) côtoient ceux d’Abu Nuwas (poète arabe du VIIIe siècle), mais aussi ceux de poètes bretons comme Per-Jakez Helias, ou des textes traditionnels.

  • Le Jardin des Nuits – Eric Montbel

    Ce Nocturne pour vielle-à-roue, harmonium, cornemuses et voix d’enfants est une immersion dans un répertoire traditionnel revisité. Le Jardin des Nuits met en jeu le rapport des enfants avec la mémoire et les anciens patrimoines musicaux. Le Jardin des Nuits plonge le spectateur dans un univers de songerie, de rêve qui, par bien des aspects, est celui des souvenirs d’enfance. Cette création, ce Nocturne moderne est inspiré de répertoires anciens : toutes les mélodies sont composées, les textes réécrits et un travail de composition est porté sur des espaces semi-improvisés, notamment lors de la spatialisation des enregistrements de collectage. Pour cette création, les enfants sont à la fois des interprètes de l’œuvre et une présence symbolique, qui renvoie à un monde secret et particulier ; celui des années sacrées où tous les possibles s’expriment encore : l’enfance.

  • « Venue d’Ailleurs » Valentin Clastrier & Hervé Birolini

    « Venue d’ailleurs », c’est ainsi que se nomme la vielle électroacoustique aux sonorités uniques de Valentin Clastrier. L’ordinateur d’Hervé Birolini, lui, est anonyme mais peut jouer tous les sons de la vie. Venus d’horizons musicaux très différents, Valentin Clastrier et Hervé Birolini tentent une approche entre tradition instrumentale et usage numérique. Approche parfois bruitiste, jeux croisés, ruptures, la vielle et l’ordinateur proposent un itinéraire libre entre sons de machines d’ici et d’autres venus d’ailleurs !

    Il s’agit d’une rencontre entre un instrument traditionnel et un ordinateur. Mais un instrument « Venu d’Ailleurs » que Valentin a révolutionné en le transformant avec l’aide du luthier Wolfgang Weichselbaumer, confronté à un ordinateur dont la lutherie numérique à été spécifiquement développée pour ce duo.

    Valentin Clastrier a affronté tout au long de sa carrière des obstacles idéologiques tels que la légitimité à « se servir de l’électricité lorsqu’on joue d’un instrument à manivelle avec une roue en bois qui fait office d’archet ». Aujourd’hui, il confronte cet instrument à la complexité informatique d’Hervé Birolini. La question que soulève ce rapport entre instrument traditionnel et la contemporanéité de l’outil électro apparaît cruciale aujourd’hui dans le domaine de la création musicale. Elle représente un chalenge exaltant pour les deux musiciens.

  • Lo Côr de la Plana & Roland Pécout – UNE CRÉATION ENTRE MUSIQUE ET POÉSIE OCCITANE

    Les œuvres poétiques contemporaines ne manquent pas, et si la génération des Manciet et des Rouquette peuple aujourd’hui encore l’imaginaire de nombreux musiciens (de Bernard Lubat aux musiciens contemporains), Roland Pécout incarne pour nous une relève à la fois puissante, vagabonde, fédératrice dans la langue et exigeante dans les contenus. Il est le poète d’une flânerie planétaire et d’un voyage intérieur conscients, limpides, déclinés en plusieurs ouvrages dont « Portulans », « Poemas per Tutejar » et « Laisarem Degun » sont les plus marquants. En empruntant à ces textes importants des littératures d’Oc d’aujourd’hui, un musicien peut tenter d’illustrer, de s’inspirer de formes ou d’autres pour servir sa création. Le souci du Còr de la Plana, ici, sera plutôt de faire entendre et de dire, par le chant et la polyphonie, une poésie multiple dans ses propres emprunts ou dans le dévoilement de ses propres influences.

    Lo Còr de la plana a jusqu’ici ré-interprété à sa façon le répertoire occitan ancien ou récent, le mêlant à ses créations, donnant à entendre sur les cinq continents une proposition qui se voulait inventive et créatrice, sans souci de défense ou de conservation de la culture, mais où surgit toujours le plaisir de chanter cette langue, de jouer avec elle dans ce qu’elle offre de plus enthousiasmant pour des marseillais du XXIè siècle. Leur musique a fait résonner cette proposition simple de Carnegie Hall aux cabanes Maories du Taranaki, du Teatro Santa Isabel de Recife aux usines de bétonnières de la banlieue lyonnaise. Passer de la poésie populaire à Roland Pécout ne relève pas de l’impossible, mais exigera du groupe des changements et des évolutions de ses palettes et de ses registres. En ce sens, ce travail est une chance pour le groupe, car il lui permettra d’aborder des contrées de la création musicale où nul ne l’attendait, et d’insuffler à des textes d’une rare beauté le caractère surprenant et joyeux de sa musique.

  • Belouga Quartet – 4 Tambourinaïres | 4 Territoires | 4 Compositeurs

    Cette création réunit quatre musiciens issus de différents territoires et pratiques du galoubet-tambourin. L’objectif est d’apprécier les diversités singulières de cet instrument, mais aussi de renouveler son répertoire, imprégné des récentes innovations en matière de lutherie et de technique instrumentale. Bélouga Quartet retourne les limites traditionnelles pour révéler toute la matière sonore du Galoubet-tambourin !

  • Le Jardin des Nuits – Eric Montbel

    Ce Nocturne pour vielle-à-roue, harmonium, cornemuses et voix d’enfants est une immersion dans un répertoire traditionnel revisité. Le Jardin des Nuits met en jeu le rapport des enfants avec la mémoire et les anciens patrimoines musicaux. Le Jardin des Nuits plonge le spectateur dans un univers de songerie, de rêve qui, par bien des aspects, est celui des souvenirs d’enfance. Cette création, ce Nocturne moderne est inspiré de répertoires anciens : toutes les mélodies sont composées, les textes réécrits et un travail de composition est porté sur des espaces semi-improvisés, notamment lors de la spatialisation des enregistrements de collectage. Pour cette création, les enfants sont à la fois des interprètes de l’œuvre et une présence symbolique, qui renvoie à un monde secret et particulier ; celui des années sacrées où tous les possibles s’expriment encore : l’enfance.

  • Moussu T e lei Jovents

    Basé à la Ciotat, ce groupe a été crée en 2004 par Tatu (chanteur) et Blu (guitariste), du Massilia Sound System. Moussu T e Lei Jovents s’inspire du melting-pot marseillais des années trente où les chansons provençales côtoyaient les opérettes marseillaises de Vincent Scotto et les musiques noires alors en pleine explosion (blues et jazz mais également musiques des Antilles et du Brésil). Sur cette musique cosmopolite, ils composent un nouveau répertoire en occitan ou français, à l’image du littoral provençal, de Marseille ou de la Ciotat : traditionnel et moderne, local et universel, nostalgique et boulégant.

    « La lecture du fameux livre « Banjo », de l’écrivain jamaïcain Claude Mc Kay, chronique d’une bande de beatniks noirs dans les vieux quartiers marseillais des années 20, va venir relier tous les éléments et les faits pressentis. Soudain le décor est en place pour imaginer un Massilia d’avant le Massilia. »

  • TURBO SANS VISA – Une création où le métissage est roi …

    L’arrivée de l’ère DJ’ a ouvert d’autres pistes musicales, sonores, d’autres sensations, performances, pratiques, réflexions, usages des tempos, atmosphères, métissant sans relâche les sources et les grammaires musicales. Dans cette création, il s’agit de partir de cette expérience des trois artistes, en se posant à l’intersection de ce que la sono mondiale « véhicule », en faisant se nouer le traditionnel contemporain et les inventions sonores des nouveaux rituels (DJ’). Il s’agit ici de traverser certaines musiques qu’ils ont pu travailler, chacun dans son parcours, d’Europe de l’Est, du Maghreb, d’Afrique Noire et de Bretagne. C’est donc une appropriation, une exploration des musiques d’aujourd’hui – d’hier, le trait d’union indiquant la réciprocité des deux temps, à travers une double création sonore et visuelle, n’en faisant plus qu’une : le son DJ’ et l’image VJ’.

    L’un des points de départ de ce projet est la voix, celle d’Erik Marchand, connu pour ses multiples collaborations avec des musiciens du monde entier, tissant des ponts avec Hameed khan, Thierry Robin, le Taraf de Caransebes, Okay Temiz, Paolo Fresu, Rodolphe Burger, et de musiciens de Bretagne aujourd’hui incontournables. Passionné par les chants traditionnels, de Bretagne mais également des Balkans et des quatre coins du monde, il bâtit avec ses mentors un répertoire innovant basé sur la modalité.

    L’autre est la pratique de Yuna Le Braz, dont les performances « live » attachées au mixage des styles musicaux, ont décloisonné les genres. Plus qu’un style, c’est l’aptitude à rendre perméable les musiques habituellement organisées dans des cases, qu’elles soient géographiques ou stylistiques.

    Enfin, Thierry Salvert, alias VJ Bad Green, s’appuie sur une sélection d’images d’archives et des vidéos glanées ici et là : vidéo amateur, scène de mariage, bal, extraits de documentaires et création personnelle à la manière d’un carnet de voyage sans frontière et surréaliste. Il ne s’agit pas ici d’illustration mais bien d’un regard croisé et décalé. Les images d’Europe de l’est, de Bretagne ou d’Afrique se mélangent les unes aux autres et se transforment comme un plasticien travaillerait la matière, un musicien son instrument, un danseur son corps et ses mouvements.

  • « Beatiho » – Guylaine Renaud et Beñat Achiary chantent Thérèse d’Avila et Jean de la Croix

    Guylaine Renaud et le Museon Arlaten conduisent conjointement depuis 2008 un itinéraire original dans les collections du Musée, intitulé « Le Voyage des 10 ». La création « Beatiho », présentée au festival des Suds en juillet 2010, s’inscrit dans ce cadre et a réuni pour la première fois Guylaine Renaud, chanteuse et ethno-artiste méridionale, et Beñat Achiary, soliste et improvisateur basque. Ils se sont inspirés des « beatiho », œuvres d’art populaire, pour explorer les écrits des deux poètes Jean de la Croix et Thérèse d’Avila. Ils ont présenté une création empreinte de mysticisme et de spiritualité -en castillan provençal et français- sur les traces de ces deux grands mystiques chrétiens de la Renaissance. L’objet de la résidence est d’enregistrer ce répertoire et de l’éditer sous forme de livret-disque.

    Les « Beatiho » ont été le point de départ de la création. Ce terme provençal désigne des boites vitrées qui étaient confectionnées par les moniales dans les Couvents de Provence au XVIIIe et XIXe siècle. Expression de nouveaux modes de piété, les Beatiho s’inscrivent dans le mouvement initié par la Contre-Réforme : pictura est laïcorum scriptura. Crèches, scènes de la vie monastique, nativité, Passion, Agnus-Dei, reliquaires … confectionnées de matériaux divers (verre filé, papier, carton, cire, bois …), les Beatiho étaient offertes ou vendues et leur usage social ou religieux en était principalement domestique. Considérées aujourd’hui comme des œuvres d’art populaire, les Beatiho restent néanmoins très mal connues du grand public et des scientifiques. Le Museon Arlaten, qui en possède une collection importante, mène actuellement une campagne de restauration de 22 d’entre elles, ainsi qu’une étude approfondie, sous la conduite de Régis Bertrand professeur émérite d’histoire à l’Université de Provence.

  • Erol Josué [Haïti] Chants vaudou et contredanses

    Prêtre Vaudou, comédien et bête de scène, le corps et les chants d’EROL sur les planches déplacent de fait les séparations codifiées entre musique et chorégraphie en un spectacle complet. Sa toute fraiche formation appelle les esprits d’Haïti, royaume du « réel merveilleux », cher à Malraux, en une version transgressée et radicale.

    Cette création, toujours totalement organique, intègre aux chants vaudous les contredanses, menuets et autres danses de cour telles quelles se sont métamorphosées sous les plantations coloniales. Cette expression contemporaine du vaudou est avant tout une présence corporelle sur scène envoûtante. La voix lancinante est portée par les percussions, et des rythmes syncopés propices au décollage, tandis que le corps renvoie aux gestes ancestraux des temples Vaudou des campagnes.

    Il sera entouré de créateurs exigeants et tous reconnus dans leur spécialité respective, avec l’inventeur de sons ayant œuvré de longues années dans le cinéma Jean François Pauvros, le plasticien haïtien Maksens Denis (avec lequel Erol a partagé de nombreuses expériences au sein de musées, pour une création contemporaine unique en son genre), mais aussi le bassiste au groove funk Frank Nelson, le percussionniste guadeloupéen Roger Raspail, le percussionniste brésilien et afro-cubain Jorge Bezerra et le flûtiste martiniquais aux sonorités sensuelles et chaloupées Mario Masse.

  • L’Hijâz’Car

    Quintet formé en 2000, L’Hijâz’Car n’a eu de cesse de parcourir les rives méditerranéennes et d’y chercher une universalité du langage musical de la Mare Nostrum. Ces musiciens aux parcours et influences multiples ont en effet choisi ces cultures comme entonnoir esthétique, cherchant à synthétiser une actualité musicale dans un regard décomplexé vers l’autre, décidant qu’un héritage et qu’une influence ne doivent non pas s’opposer mais s’affronter. Issus du jazz, des musiques improvisées, des musiques contemporaines, électriques et expérimentales, ils se sont emparés des instruments et des vocabulaires traditionnels, et retranscrivent dans leurs compositions une vision poétique et moderne de ces innombrables richesses.

  • Dernier des Mohicans, avant-dernier des Occitans

    Invite à danser, à écouter, à l’improvisation et à l’émotion. Ce sont ces qualités qui sont réunies dans la musique du Salsa Jazz Quintet : une musique libre et virtuose comme le jazz, mais aussi faite pour faire danser le public. La voix de la chanteuse Maura Isabel Garcia Bravo, les percussions de Yoandy San Martin, tous deux cubains, rejoignent le trio de Simon Bolzinger (piano), Willy Quiko (contrebasse) et Luca Scalambrino (batterie).

  • Noces-Bayna

    Ce voyage musical est né du dialogue entre des chansons du répertoire régional français et la création, en miroir, de l’irakien Fawzy Al-Aiedy, inspirée de son propre univers artistique. Les mélodies, les chants français et arabes, l’oud et les cornemuses, avec la complicité des rythmes orientaux, s’y répondent. « Noces-Bayna » réunit ainsi tout ce que la musique peut offrir comme occasions de rencontre, de partage et d’éveil au monde. Cette création est servie par un artiste talentueux, nominé aux DJANGO D’OR (Trophées internationaux du jazz – Catégorie Musiques traditionnelles du monde).

  • Forabandit

    Cette création autour de Sam Karpienia, Ulaş Özdemir et Bijan Chemirani explore les chants d’amour sacrés et profanes d’Anatolie et de Provence médiévale inspirés par l’amour courtois des troubadours. Ces chants se teintent parfois d’une nuance protestataire, tant dans l’aÅŸik anatolien qui peut parler de sujets religieux et politiques et dénoncer les injustices, que dans les chants troubadours occitans du 13ème siècle qui mettent en question le clergé et ses dogmes.

    Ce concert est une invitation à découvrir la poésie initiatique des aÅŸik et des troubadours du Moyen-Age, mais également à visiter les oeuvres de poètes contemporains entre Marseille et Istanbul et écouter de nouvelles compositions nées de leurs rencontres artistiques.

  • Paratge

    « Paratge » est un projet fédérateur entre musique provençale et jazz. Il ne s’agit certainement pas d’un mariage plus ou moins forcé entre deux styles, mais plutôt d’un projet créatif qui prend appui sur deux outils parfaitement adaptés à l’élaboration de nouveaux langages musicaux. Jazz et musiques occitanes partagent au moins quatre axes qui participent pleinement à l’identité artistique du projet : le rapport à la voix, à l’oralité, à l’improvisation, à la tradition et l’innovation.

    Raphaël Imbert et Manu Théron emmènent le groupe vers des territoires où ils auraient déjà pu se croiser voilà des siècles. Tous les musiciens puisent dans les référents qui leur semblent vitaux : de la spontanéité des mélodies populaires aux principes de la modalité communs au jazz et aux musiques traditionnelles, de l’exaltation des transes collectives au recueillement primordial d’où nait toute musique. Ils cheminent ensemble par l’improvisation et évoluent dans ces paysages auparavant familiers qu’il leur faut à présent complètement redécouvrir.
    C’est au cours de cette exploration que chaque musicien devient indispensable aux autres et qu’au sein du groupe émerge une vision panoramique des espaces embrassés. Et c’est à cette complémentarité que faisaient référence les premiers des poètes, quand ils évoquaient la notion de « paratge »

  • Accordion Samurai

    Cinq accordéons diatoniques… Un spectacle d’envergure qui retrace le parcours de cet instrument au cours de ces trente dernières années à travers cinq de ses plus illustres représentants européens. Une affiche impressionnante, unique, autour de cette petite boîte et ses quelques boutons.

    Ce projet est né de l’essor qu’a connu cet instrument ces dernières décennies, sous l’impulsion notamment de quelques musiciens européens. Le projet The Samuraï en présente cinq d’entre eux, sélectionnés pour ce qu’ils ont apporté à l’instrument, en terme de possibilités sonores, de créativité artistique ou encore de brillance de leur jeu.

  • Combi | Quenehen

    Entre chant de tradition, poésie et improvisation, Combi meugle, clame, murmure, gémit, psalmodie, « blues » son Limousin. Une performance acoustique toute en oc, où l’on risque fort d’essuyer en vrac neuf vérités pleines de bon sens, un chant de montagnards insoumis, un poème d’extase et de guérison, un blues de fin des temps…

    A l’origine, dans la musique limousine comme dans toute musique traditionnelle, il y a un bourdon, c’est-à-dire un son continu et invariable accompagnant la mélodie (bourdon fait par une voix ou un instrument). Le bourdon est donc la marque de cette musique que l’on appelle modale, et développe chez l’auditeur une forme particulière de sensibilité.

    La tradition limousine est riche de chansons de toutes sortes : des grandes fresques historiques ou mythiques (« l’escriveta », « lo planh de Magdalena ») aux nombreuses chansons de mal-mariées (« à la poncha d’un suqueton », « lo pitit òme ») en passant par les chansons d’animaux (« lo cocut e l’ironda », « nòstra jalina blancha »), les chansons de travail (« los dalhaires », « los cardaires »), les chansons de cycles saisonniers (« dom’es lo prumier de mai », « los chercha&uòus », « lo gui l’an nuòu ») et les chroniques politiques ou plaisantes (histoires de curés).

    Ce répertoire est constitué de chansons traditionnelles, de poèmes d’écrivains limousins comme Marcela Delpastre, Pau-Loís Granier ou Jan Dau Melhau, dont les textes sont puissants et fortement chargés en émotion. Combi travaille également des compositions personnelles et autour d’œuvres de poètes français ou étrangers (traduites pour certaines en occitan).

  • Si la Lune s’arrête, où irons-nous chanter la nuit ?

    Monodies, poly-monodies, polyphonies imaginées d’après les répertoires chantés des traditions kabyles et françaises, compositions, réinventions et narrations, pour nos jours et nos nuits d’aujourd’hui.

    Dans les interstices précieux de l’aube et du crépuscule, l’imaginaire, le souffle, l’air et la lumière composent un univers large et clos, universel et intime, partagé par toutes les femmes et tous les hommes du monde. Dans ces moments fugaces, subtils, se glissent tous les espoirs : ceux de la rencontre et du partage où la musique intérieure de chacun s’enracine dans celle de l’autre.

    À partir d’une unité de temps (le crépuscule, la nuit, l’aube, le réveil), ce concert dessinera, au travers de chansons nouvelles, traditionnelles (kabyles et françaises), un voyage dans les points communs narratifs et musicaux des deux cultures.

    Le concert, avec la complicité de deux instrumentistes prestigieux, développera les empilements de thèmes traditionnels et compositions d’aujourd’hui dans les formes vocales originales de la polymonodie.

  • Musicalité et vocalité féminine en Méditerranée

    Reconnue comme l’une des plus belles voix spécialisée dans les chants de la Méditerranée, le projet de Françoise Atlan est de composer un nouveau répertoire de chants et de musiques, autour du thème de la vocalité féminine en Méditerranée.

    Cette création originale s’inspire de son expérience de chanteuse et de sa double culture : empreinte par le monde sonore des compositeurs qui l’inspirent (Ohana, De Falla, Albéniz, Messiaen, Scriabine), ainsi que par les musiques arabo-andalouses et judéo-espagnoles qui l’ont bercée depuis l’enfance.

    Les points de départ de ce projet sont les techniques vocales, les textes et répertoires des chants de femmes des communautés judéo-espagnoles, des troubadours d’Oc et des poèmes de la période arabo-andalouse. Autant de répertoires qui l’inspirent, auxquels s’ajoutent ses créations personnelles.

    Les pièces musicales composées par Françoise Atlan (voix, piano, oud) tissent entre elles les langues : espagnol, arabe, hébreux et français. Entre improvisations savantes, airs traditionnels, textes liturgiques, vers de poèmes juifs d’Espagne médiévale, les compositions naviguent dans cette connivence musicale qui les unit. Ni linéaire, ni rigide, cette création arrive à nous faire naviguer dans le temps et dans l’espace, sans jamais perdre de vue cette paradoxale mais indiscutable unité.

  • Le Bus Rouge

    Le projet du Bus Rouge est singulier : réunir les arts de la rue et les musiques traditionnelles avec la création d’un bal déambulatoire. Le but est d’impliquer le public dans un bal impromptu, dont la contrainte est son rapport à l’esthétique traditionnelle. Un bal « éclaté » géographiquement et « décalé » musicalement, amenant les musiques traditionnelles au cœur de l’« agora » et explorant sereinement leurs interactions avec la modernité.

    Au Chantier, l’objectif de la résidence est de mettre en place un répertoire composé par Etienne Roche, un arrangeur connu pour son attachement au monde traditionnel et son expérience d’arrangeur pour fanfares. Ce nouveau répertoire met en dialogue la tradition occitane, la « couleur Bus Rouge », et les envies d’Etienne Roche afin de créer, sur la base du respect des codes de la danse, un bal novateur et puissamment inspiré, associant le son du Bus Rouge, terrien et patiné, à la pratique acoustique de rue et à la palette généreuse et dynamique d’Etienne Roche.

    Le projet continuera à s’affiner ensuite par une résidence sur le corps, chez Regards et Mouvement à Pontempeyrat (43) fin avril, puis aux Abattoirs de Chalon en mai pour un travail de finalisation en situation extérieure.

  • .G Cie Montanaro

    En puisant à la source des musiques traditionnelles de Provence et en les détournant, Miquèu Montanaro se confronte à 3 expériences sonores :

    – Celle de Carlo Rizzo, qui a fait du tamburello du sud de l’Italie un instrument universel qui trouve sa place dans la musique contemporaine et le jazz. Leur collaboration dans l’album Alazar avait déjà marqué un temps fort dans l’histoire de la Cie Montanaro.
    – Celle de Catherine Jauniaux, qui a su par sa voix inventer un langage qui touche à la fois les chants populaires et l’abstraction.
    – Celle de Niké Nagy, dont le geste pictural devient musical par l’amplification de ses brosses, ses pinceaux et des 3 toiles qui délimitent l’espace scénique.

    .G sera composé de 7 thèmes musicaux, 7 poèmes écrits qui constitueront une base d’inspiration pour les 4 protagonistes.

    L’architecture rythmique de cette création tissera des correspondances entre les répertoires du galoubet-tambourin et du tamburello, auxquels viendront se frotter des mots détournés, étirés, découpés, chuchotés et criés.

    Il s’agira alors pour le chorégraphe William Petit (Cie Rialto Fabrik Nomade) de souligner les liens entre musique, image et mouvement par son travail de mise en espace.

  • Accordion Samurai

    Cinq accordéons diatoniques…. Un spectacle d’envergure qui retrace le parcours de cet instrument au cours de ces trente dernières années à travers six de ses plus illustres représentants européens. Une affiche impressionnante, unique, pour cette petite boîte et ses quelques boutons.

    L’idée de départ de ce projet est née de l’essor qu’a connu cet instrument ces dernières décennies. Certains musiciens européens sont à l’origine de ce regain d’intérêt qui à l’heure actuelle permet à des centaines de musiciens dans tous nos pays de partager leurs musiques, leurs cultures. Beaucoup de nos pays ont des accordéonistes de grand renom. En voici une palette qui a vraiment permis à cet instrument de revenir au devant de la scène.

    Les musiciens qui ont été choisis pour le projet l’on été pour ce qu’ils ont apporté à l’instrument, soit au niveau des possibilités sonores, soit au niveau de la créativité artistique, soit au niveau de la brillance de leur jeu.

  • Meditrio, à la rencontre du chant sicilien

    Il faut entendre les sonorités des instruments médiévaux confrontés à celles de l’électronique ou de la guitare électrique pour se rendre à l’évidence de cette complicité qui semble toujours avoir existé. En effet, bien que destinés à un répertoire précis, ces instruments semblent avoir été créés pour jouer ensemble, au delà de toute considération stylistique. La musique médiévale s’est construite par l’improvisation, il était normal qu’elle rencontre la musique improvisée pratiquée de nos jours.

    Partant de cette base, le Méditrio a choisi d’aller à la rencontre de musiques d’inspirations traditionnelles du bassin méditerranéen : Corse, Sicile, Sardaigne… Après la Corse , Méditrio part à la rencontre de la musique instrumentale et vocale de Sicile.

  • Collectif ARFI & Laurence Bourdin, « À la vie, à la mort »

    « Le triomphe de la mort » exposé au Musée du Prado de Madrid compte parmi les tableaux les plus célébrés au monde. Peint par Pieter Bruegel dit l’ancien en 1562, l’oeuvre est une allégorie sur l’ineluctabilité de la mort représentée tour à tour par des scènes de guerre, les crimes, les suicides, les éxécutions, les fuites inopérantes dans le jeu, la bravoure, l’amour et la religion. Cette résonnance et l’omniprésence de la mort ont naturellement éveillé chez les musiciens de l’ARFI, des envies de musique, des inspirations sonores…

  • Trio Chemirani

    Trio familial composé autour du maître de zarb, Djamchid Chemirani, le Trio Chemirani fait connaître au monde entier les possibilités infinies de cette percussion iranienne. De père à fils, de maître à élève, la tradition se perpétue depuis l’enfance dans la famille Chemirani. Les deux frères possèdent rapidement leur art ; chacun s’investit à la fois dans des travaux personnels et des collaborations fructueuses. Puis l’on se retrouve, en famille, les idées se partagent, on confronte les expériences, les innovations …

  • Oneira

    Cet ensemble porté par Bijan Chemirani, est né de la réunion des amitiés et affinités musicales de six jeunes musiciens de Marseille, Athènes et Thessalonique. Le répertoire est issu de la tradition grecque d’Asie Mineure et de Thrace ou du chant classique iranien. Oneira propose également des compositions, à partir des modes iraniens (radif). C’est en décembre 2007, que cet ensemble a posé les bases de son identité musicale, lors d’une résidence au Vélo Théâtre d’Apt. Il a déjà pu se confronter au public sur plusieurs scènes (dont Thessalonique) et sera présent aux Suds à Arles cette année.

  • Jacky Molard Quartet & Founé Diarra Trio « N’Diale »

    Fin 2005, le violoniste Jacky Molard, musicien incontournable dans l’histoire de la musique bretonne des 3 dernières décennies lance son premier projet sous son propre nom, Jacky Molard Acoustic Quartet. Un Quartet profondément animé par la fusion de musiques du monde (bretonne, irlandaise, balkanique) et l’improvisation modale, harmonique et collective. Jacky Molard y présente ses compositions en compagnie de musiciens à la sensibilité exacerbée, issus d’univers musicaux différents mais ayant tous la même écoute de l’autre.

    La musique de cet ensemble est enracinée en Bretagne et tournée vers le monde comme l’est la péninsule bretonne, une région où l’on a l’habitude et le besoin des rencontres musicales inter-culturelles. Jacky Molard tout au long de sa carrière en a fait l’une de ses spécialités accumulant expériences avec musiciens de Roumanie, Turquie, Bulgarie, Kurdistan, Maghreb, Irlande, etc….

    La rencontre avec le Mali s’inscrit dans cette lignée et apparaît comme déterminante pour ce quartet, qui respire comme une seule entité. C’est le rythme intérieur qui va s’intégrer dans la polyrythmie, la mélodie terrienne qui va se confronter au chant africain, les timbres acoustiques vont se compléter : deux cultures de transmission orale se parlent.

  • Meditrio

    Il faut entendre les sonorités des instruments médiévaux confrontés à celles de l’électronique ou de la guitare électrique pour se rendre à l’évidence de cette complicité qui semble toujours avoir existé. En effet, bien que destinés à un répertoire précis, ces instruments semblent avoir été créés pour jouer ensemble, au delà de toute considération stylistique. La musique médiévale s’est construite par l’improvisation, il était normal qu’elle rencontre la musique improvisée pratiquée de nos jours.

    Partant de cette base, le Méditrio a choisi d’aller à la rencontre de musiques d’inspirations traditionnelles du bassin méditerranéen : Corse, Sicile, Sardaigne… Pour cette résidence au Chantier, le trio fait escale en terre corse en rencontrant les musiciens corses Battista Acquaviva (chant) et Jacques Nobili (trombone).Par cette rencontre, il s’agit de favoriser les croisements de cultures et de formes musicales qui n’ont en apparence, pas ou peu de points communs, et de mettre en relief tous les aspects qui réunissent à la fois les musiques médiévales, instrumentales et vocales des îles du bassin méditerranéen.

  • Alain Blesing & Senem Diyici « Le Voyageur des quatre mers »

    Les liaisons entre le monde celtique et le bassin méditerranéen sont nombreuses. Partant de ce principe, Alain Blesing vient au Chantier afin d’approfondir cette idée et prend pour appui les quatre mers qui irriguent ces deux régions du globe : la Mer Méditerranée, la Mer Egée, la Mer d’Iroise et la Mer Celtique. Pour l’occasion, des musiciens de Turquie, d’Iran, de Bretagne, d’Italie et de Corse ont été invités à partager l’aventure.

  • La Mal Coiffée

    Pour la plupart, les chants sont des traditionnels de la vallée de l’Aude, donc de la musique populaire ; à l’inverse, les arrangements et un traitement contemporain nous entraînent sur le chemin imaginaire d’une polyphonie traditionnelle rêvée.

    Harmonies originales, rythmes vocaux ou frappés des mains, enlevés et entraînants, la mise en scène met en valeur à la fois les individualités et le groupe. Tout concourt à mettre le public sous le charme.

    Bien en chair dans sa voix, il fallait bien ces six là pour exprimer La Mal Coiffée et tout le talent de Laurent Cavalié, qui s’est arrangé avec elle.

  • Eric Montbel, Bruno Letron & Cie

    L’objet de ce projet musical est de revisiter les musiques néo-traditionnelles françaises, particulièrement les répertoires composés par Bruno Le Tron et Eric Montbel, dont certaines mélodies sont devenues des « standards » de la scène « trad ». Il s’agit notamment d’en proposer une lecture plus contemporaine par la proposition de nouveaux arrangements et de nouvelles harmoniques, en confrontant le duo accordéon/ cornemuse à des univers musicaux portés par des musiciens venus d’autres horizons : musiques du XX° siècle, jazz contemporain, paysages sonores, fest-noz, bruitisme.

  • Chin na na poun

    Au départ, il y eut pour Manu Théron (voix), Patrick Vaillant (mandoline) et Daniel Malavergne (tuba), un engouement pour ces « cançons » tout à fait singulières de Victor Gelu, poète majeur de la culture populaire marseillaise (1806-1882) qu’une nouvelle génération d’oc avait redécouvert. (…) Le trio adoptant pour cette remise en bouche d’un esprit frondeur, entre mélodrame et farce, le nom de « Chin na na poun », en référence à la passion de ce Daumier du petit couplet pour les flonflons des musiques de cabaret.

    Ce travail ayant rencontré un joli écho public et donné beaucoup de plaisir aux trois compères, ces derniers ont décidé de poursuivre et d’élargir le spectre de leurs références avec toujours comme maître de cérémonie, le truculent Victor Gelu. (…) On trouvera donc au menu de ce nouveau rendez-vous, nombre de pépites sonores. Citons « Cannatella », clin d’œil au baroque napolitain, thème cher à Roberto Murolo, un des maîtres de « la canzone popolare napoletana ». « Vurriu fa’un palazzo » de la grande Rosa Balistreri, chanteuse emblématique de la Sicile. « Lunita nueva » de l’icône du « son » cubain, Antonio Machin. « Rocio » de l’actrice-chanteuse espagnole Imperio Argentina, star de l’entre-deux guerres. Mais aussi des « douceurs françaises à savourer » (eux dixit) à l’instar de « Le petit bal perdu » immortalisé par Bourvil ; de « Prison » redevable à Paul Verlaine et Gabriel Fauré ; ou de « La java des bombes atomiques » du trompettiste pataphysicien, Boris Vian.

    Pour redonner une pertinence actuelle à ces chansons, chaque membre du trio y distille ses ingrédients, l’unité se faisant via goût partagé pour la mélodie populaire. Ainsi, Manu Théron (figure de proue du « Cor de la plana ») apporte sa connaissance du chant d’essence patrimoniale. Patrick Vaillant (leader du « Melonius Quartet ») en réfère à une érudition musicale à cheval sur le savant et le traditionnel. Daniel Malavergne (membre de « Auprès de ma blonde ») fait appel à son expérience de la fanfare, de l’harmonie et des arts de la rue. Et ce faisant, dans un espace de jeu fait de partis pris minimalistes, d’épures, de détournements, entre simplicité et échafaudages harmoniques, ils se livrent à un jubilant troc de codes esthétiques. La fidélité à l’esprit de chaque thème, – sombre, grotesque, romantique ou frondeur -, servant de filigrane à ce parcours amoureux.

    FRANK TENAILLE

  • Baltazar Montanaro Nagy / Tadahiko Yokogawa (Japon) – Red Rails

    Le projet « Red Rails » est né de l’envie de Baltazar (violoniste franco-hongrois d’inspiration traditionnelle et contemporaine) d’accompagner son spectacle solo d’une atmosphère musicale qui puisse prolonger son goût de la mélodie et sa liberté d’improvisation.

    Sur les conseils de Ferdinand Richard (responsable de l’AMI à la Friche Belle de Mai, à Marseille), Baltazar a proposé une collaboration à Tadahiko Yokogawa, violoniste japonais reconnu pour son travail dans les musiques innovatrices, devenu au fil des ans un virtuose des musiques acousmatiques. Charmé par l’évidence de leurs ressemblances artistiques et leurs différences culturelles, Tadahiko Yokogawa s’est empressé d’accepter l’aventure créative : créer un environnement électro-acoustique autour d’une belle sensibilité musicale.

  • DuOud – Smadj / Mehdi Baddab

    Après d’innombrables concerts à travers le monde, DuOud s’est installé au Chantier pour travailler un répertoire dans l’objectif d’un nouvel album (à paraître prochainement sous le label Marabi) et d’une nouvelle tournée. Mehdi Haddab, d’origine algérienne, et Jean-Pierre Smadja dit Smadj, d’origine tunisienne, poursuivent leur exploration du oud. Entre leur attachement au répertoire traditionnel et la volonté de l’utiliser comme un instrument d’aujourd’hui, ils l’enrichissent de nouvelles sonorités électriques et le font évoluer dans un univers électronique. Entre transe et méditation, drum’n bass et arabo-andalou, ce travail d’émancipation qui se joue des genres, surprend, déroute pour accoucher d’une musique résolument séductrice et libertaire.

  • Sloï & Yannick Jaulin « La tournée du Ponant »

    « La Tournée du Ponant » est la rencontre de Sloï et du célèbre conteur-chanteur,Yannick Jaulin.Trait d’union entre les gens demer,tels lesmarins colportant les histoires et lesmusiques de ports en ports,ce projet emmènera dans ses soutes cet été les mots et les sons des différentes escales, prétexte à un carnet de voyage dans lequel chacun pourra y retrouver des éléments de son quotidien.Les villes portuaires,fluviales et les îles comprises entre Brest et la Rochelle devenant les escales de la tournée, de mai à septembre 2008. Sur le plan artistique, les musiciens de Sloï et Yannick Jaulin partagent la même démarche : celle d’aller à la rencontre des gens, de collecter leur musique ou leurs récits,depuis les marais bretons vendéens jusqu’aux bocages de la Gâtine.

  • Yom, king of klezmer clarinet (hommage à Naftule Brandwein)

    Dans les années 1920 à NewYork, Naftule Brandwein fut le pionnier de la clarinette klezmer version américaine. Son jeu virtuose et ses compositions l’ont rendu incontournable dans l’histoire de la musique klezmer (musique traditionnelle laïque des juifs d’Europe centrale et orientale). Dans ce projet qu’a accueilli le Chantier, Yom a souhaité lui rendre hommage en étant plus que jamais proche de la tradition, mais en réinterprétant ses compositions et phrasés à travers une approche personnelle de l’instrument. Il s’est entouré du pionnier français de la musique klezmer, le pianiste Denis Cuniot (“coup de coeur” 2007 de l’Académie Charles Cros), de Benoît Giffard au tuba et d’Alexandre Giffard au tapan (percussion balkanique traditionnelle), formant ainsi un groupe dont la tonicité est proche de celle d’une fanfare roumaine ou bulgare. La virtuosité impressionnante, l’émotivité extrême de la clarinette qui parle, pleure et rit, associées à un son de groupe unique, font de ce spectacle un moment poignant et festif, dansant et mystique, fidèle à l’essence du klezmer.

  • Rassegna – Venimos a ver

    La compagnie Rassegna invente un carrefour pour des chanteurs habituellement solistes venant des rives de la Méditerranée. Sous la direction de Bruno Allary, elle accomplit des travaux de recherche, d’arrangement et de composition.Pour cette création,le compositeur et contrebassiste Renaud Garcia-Fons,proche de la tradition du flamenco,des musiques orientales et du jazz (on l’a vu jouer avec Claude Barthelemy,Michel Portal,Rabih Abou-Khalil, Steve Swallow, Louis Sclavis …) a été sollicité comme conseiller artistique. Au menu : chants d’amour, de noces, de prisonniers… couleurs d’Espagne, de cabarets napolitains ou oranais, romances sépharades ou airs à danser de Thrace.

  • Chants de Bretagne et d’Occitanie

    Renat Sette et Yann-Fañch Kemener sont des chanteurs emblématiques de la Provence et de la Bretagne, dans le domaine du chant d’essence traditionnelle. Ce sont aussi deux « collecteurs » nourris par un rigoureux travail de terrain. Confrontant leurs répertoires respectifs, ils ont été étonnés de trouver autant de similitudes dans les thèmes et les chants ayant fleuri à partir de la poésie populaire. Ainsi est né ce projet, qui a souhaité croiser deux imaginaires. La mise en musique de ce mano à mano devait valoriser les points de rencontres et les différences entre leurs deux cultures. Pour souligner ce travail de confrontation, il a été fait appel au languedocien Laurent Audemard, leader du groupe pan-méditerranéen « Une anche passe », compositeur-arrangeur émérite, et à son complice François Fava, afin d’imaginer le contrepoint instrumental à ces deux voix.

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